Archives de l’auteur : Philippe Yvon

02.04. Porter un point sur une carte

Résumé
Situer un point sur une carte avec sa latitude et longitude ou par son relèvement et sa distance par rapport à un amer.

Plan
1. Comment se situer sur une carte
2. Situer un point sur une carte avec sa latitude et longitude.
3. Situer un point par son relèvement et sa distance par rapport à un amer.

1. Les 7 différentes façons de se situer sur une carte

Nous disposons de plusieurs façons pour nous situer en navigation ou sur une carte.
1 Se positionner sur une carte avec sa latitude et longitude. Maintenant, la plus courante avec les GPS.
2. Se situer par rapport à un amer. Ce dernier est utilisé comme point de route, en navigation facile et ordinaire. Par exemple, les bouées, sont souvent mouillées en eaux profondes pour les voiliers.
3 Se positionner avec des relèvements sur 3 amers différents. La plus fréquente, précise et ancienne, pour les navigateurs allergiques aux GPS. Ce problème fait partie des questions à l’examen du permis hauturier. Sujet traité à la page 6..
4 Se situer par rapport à l’alignement de deux amers et un relèvement sur un troisième amer, la plus précise et peu fréquente
5 Se positionner par l’intersection d’un relèvement d’un amer et d’une ligne de sonde.
Par ex. Zv =300° et sonde des 10 mètres. Il faut calculer la hauteur de la marée
6 Se situer par son relèvement et sa distance par rapport à un amer. Nous passons dans le relèvement 280° d’une bouée à 1 mille.
7 Se situer par rapport à une direction d’un amer et sa distance. Nous passons dans le 100° de la même bouée à 1 mille. ( attention même point)
Les deux dernières ne sont pas employées en navigation, mais très fréquentes dans les problèmes du permis hauturier, en particulier la 7. A l’examen, ces deux façons de situer des points de passage sont source d’erreurs.

2. Situer un point avec ses coordonnées géographiques

La première partie de notre parcours est le trajet entre le Palais et un point intermédiaire dont les coordonnées sont les suivantes :
Latitude 47° 18, 90’ N
Longitude 002°52, 90 ’W.
Nous allons situer ce point (point D) sur la carte avec ses coordonnées.
Sur la  carte, ce point est déterminé par le croisement d’un parallèle et un méridien ou sa Latitude et sa Longitude.

2. 1 Tracez la latitude de ce point


1. Latitude L= 47° 18, 90’N

Nous  traçons  la latitude 47° 18, 90’N
Sur l’échelle des latitudes, à gauche de la carte, nous repérons la latitude  47° 18, 90’N
En dessous de la latitude 47°20’, la minute entre 20’ et 19’ est matérialisée par une zone plus foncée (trait vertical à gauche), les autres minutes au-dessus et au-dessous par une zone plus claire. C’est le cas de la minute entre 18’et 19′.
Les minutes sont divisées en dixièmes Nous traçons un trait au crayon sur le 9/10 (pour nous le trait rouge)

2. 2 Tracez le parallèle passant par cette latitude.


2. Tracez le parallèle (ligne noire)

Avec la règle, nous traçons un parallèle (ligne noire) passant par cette latitude. Il est important que cette ligne soit bien horizontale.

2. 3 Tracez la longitude de ce point


3. Longitude G= 002° 52, 90’W

Sur l’échelle des longitudes, en bas de la carte, nous repérons le méridien de longitude 3°00W, puis à droite la valeur 55’ (2° 55’ W), 54’, 53’ et 52’.
La minute de longitude entre 52’ et 53’ est une zone claire et divisée en dixième. Nous traçons un trait au crayon sur le 9/10 de cette minute (pour nous le trait rouge)

2. 4 Tracez le méridien passant par cette longitude.


4. Tracez le méridien (ligne rouge)

Avec la règle, nous traçons un méridien (ligne rouge) passant par cette longitude. Il est important que cette ligne soit bien verticale.

2. 5 Résultat.


5. Le point D sur la carte

L’intersection des deux lignes nous donne le point D dont les coordonnées géographiques sont les suivantes.
Latitude L= 47°18, 90’N
Longitude G= 002°52, 90’W.


6. Le point D = bouée le chariot

Le point D est la bouée ‘ le chariot’ au sud de l’île de Hoëdic.


7. Le point D = bouée le chariot

Le point D est la bouée ‘ le chariot’ au sud de l’île de Hoëdic.

3. Situer un point par son relèvement et sa distance par rapport à un amer

Nous avons réfléchi qu’il serait plus prudent de passer au sud de cette bouée à 1 mille. Nous allons déterminer ce point C sur la carte pour calculer plus tard notre route fond.
Notre problème = passage dans le sud de la bouée ‘le chariot’ à 1 mille.

Variation du langage ou de la terminologie.
Nous pouvons parler autrement :
Nous avons réfléchi qu’il serait plus prudent de passer dans le relèvement 360° ou 0° de la bouée ‘le chariot’ à 1 mille.
Lors de l’examen, cette formulation est moins employée que la première. Une mauvaise lecture et le résultat de l’exercice est faux.
Nous revenons à : passage dans le sud de la bouée ‘le chariot’ à 1 mille.

3. 1 Mesurez un écartement de 1 mille.


8. Mesure de 1’ de latitude avec le compas

Nous posons notre compas à pointes sèches le long de l’échelle des latitudes, à gauche, la pointe supérieure sur la latitude 47° 20 En dessous de cette latitude, la minute entre 20’ et 19’ est matérialisée par une zone plus foncée (trait vertical à gauche). Nous écartons l’autre pointe pour qu’elle soit sur la minute 19’

3. 2 Mesurez 1 mille de la bouée vers le sud.


9. le point au sud de la bouée à 1 M

Nous posons une règle verticalement. Le bord droit passe par la bouée et nous déplaçons le compas sans changer l’écartement le long du même bord. La pointe inférieure nous donne l’emplacement du point C qui sera représenté par un cercle vert.

3. 3 le point C


Le point C

Les coordonnées géographiques du point C sont les suivantes : L 47° 17, 90’N   G 002°52, 90’W


11. Le point C

Les coordonnées géographiques du point C sont les suivantes : L 47° 17, 90’N   G 002°52, 90’W

Débrief de la page.

Situer un point sur une carte avec sa latitude et longitude ou par son relèvement et sa distance par rapport à un amer sont des opérations à maîtriser parfaitement pour les sorties en mer et l’examen du permis hauturier.
Une mauvaise interprétation est un échec à l’examen. Bien lire l’énoncé du problème
Exemple : Variation de la terminologie.
Point de route  à 1 mille au sud d’une bouée.
Point de route Nous relevons cette même bouée au 360° ou 0° à une distance de 1 mille. C’est la même chose, le même point. Un piège à l’examen. Vous êtes avertis !!!

Exercices sur les notions de cette page.

Des exercices sur la carte 999 et leurs corrigés sont proposés sur le site suivant. Lien.

02.03. Coordonnées géographiques

Résumé
Travail sur la carte marine. Comment déterminer les coordonnées d’un point sur une carte. Latitude et Longitude.

Plan
Détermination de la latitude
1. Avec un compas.
2. Avec un rapport.
Détermination de la longitude
1. Avec un compas.
2. Avec un rapport.
Maintenant la navigation se fait avec un GPS qui ne communique avec vous qu’avec des données : latitude et longitude.
Premier problème :
Sur la carte, vous voulez déterminer la latitude et longitude d’un amer qui sont entrées dans le GPS pour créer le point de route ou waypoint. Il vous donnera le cap à suivre et la distance pour aller vers ce point..
Cette opération est primordiale :
Comment déterminer les coordonnées d’un point sur une carte. Latitude et Longitude.
Débrief de la page.

Détermination des coordonnées géographiques d’un point sur la carte. Latitude et Longitude

Cas concret.


1 La flèche verte montre la bouée, les galères, repérée avec une croix rouge.

Vous naviguez à l’est de Belle île. Quelles sont la latitude et la longitude de la bouée ‘les galères’ BYB, devant la pointe de Kerdonis, pointe sud est de l’île
La bouée est repérée par une croix rouge.

1. Détermination de la latitude.
Deux méthodes sont possibles,
1. La première avec un compas à pointes sèches ou autre type de compas.
2. La seconde avec un rapporteur.
Toutes les deux sont valables. Vous adoptez celle qui vous parait la plus facile.

a. avec un compas


2. Les pointes du compas sur la croix rouge et le parallèle 47°20n.

Vous écartez les deux branches d’un compas en mettant une pointe sur la bouée (la croix rouge) et l’autre sur le premier parallèle repéré (dans notre cas 47°20N) en prenant soin que les deux pointes se situent sur une ligne verticale.


3. Le compas est positionné sur l’échelle des latitudes.

Vous déplacez le compas vers l’échelle des latitudes à gauche, en maintenant l’écartement. Une pointe sur la latitude 47°20N, l’autre vous donne la valeur de la latitude recherchée.


4. Lecture de la latitude. Latitude = 47° 18, 82’ N

La pointe supérieure est située sur 47° 20’. La latitude diminue vers le bas.
La pointe inférieure est sous 19’ de latitude. La minute 19’ est matérialisée par une zone foncée, les autres minutes au-dessus et au-dessous par une zone blanche.  Les minutes sont divisées en 10 parties. Vous lisez 18, 82’. Parfois la lecture peut être facilement source d’erreur.
Latitude  = 47° 18, 82’ N

b. avec un rapporteur


5. Le rapport posé horizontalement au niveau de l’amer.

Vous posez le rapporteur  horizontalement, parallèle à un parallèle, avec celui qui vous permet de bien réaliser cette opération. Le bord supérieur est posé au niveau de la bouée
Vous tracez un trait de crayon de papier, ( trait rouge), avec le bord supérieur du rapporteur, au niveau de l’échelle des latitudes, à gauche.


6 La croix rouge et le trait rouge sur l’échelle

Le trait rouge sur l’échelle vous permet de lire la latitude. Latitude  = 47° 18, 82’ n. Nous sommes au-dessous de la latitude 47°20’n. Le trait rouge coupe l’échelle au-dessous de 19′. La minute 19’ est matérialisée par une zone foncée, les autres minutes au-dessus et au-dessous par une zone blanche. Nous sommes a peu près au 82/100 de la minute 18.


7 Lecture de la latitude 47° 18, 82’ N

Lecture de la latitude = 47° 18, 82’ N

2. Détermination de la longitude

Deux méthodes sont possibles,
1. La première avec un compas à pointes sèches ou autre type de compas.
2. La seconde avec un rapporteur.
Toutes les deux sont valables. Vous adoptez celle qui vous parait la plus facile.

a. avec un compas.


8. Le compas entre la croix rouge et le méridien 3°05’W

Nous écartons les deux branches d’un compas en mettant une pointe sur la bouée les galères repérée avec une croix rouge et l’autre sur le méridien 3°05’W à gauche en prenant soin que les deux pointes se situent sur une ligne horizontale.


9. Le compas est positionné sur l’échelle des longitudes.

Vous déplacez le compas vers l’échelle des longitudes en bas, en maintenant l’écartement. Une pointe sur la longitude 3°05 W, l’autre vous donne la valeur de la longitude recherchée.


10. Lecture de la longitude. Longitude = 003° 02, 70’ W

La pointe gauche se situe à droite de 003° 05’W et la longitude  diminue vers la droite. La pointe se situe entre le 02’et 03′. Les minutes sont alternativement claires et foncées. Nous sommes au 7/10 de la minute 02.
Longitude   = 003° 02, 70’ W

b. avec un rapporteur


11. Le rapport posé verticalement, le bord gauche du rapporteur le long de l’amer.

Vous posez la règle Cras verticalement, parallèle à un méridien, avec celui qui vous permet de bien réaliser cette opération. Le bord gauche est posé le long de la bouée


12. La croix rouge et le trait rouge sur l’échelle des longitudes

Vous tracez un trait de crayon de papier, (trait rouge), avec le bord gauche du la règle Cras, au niveau de l’échelle des latitudes, à gauche.


13. Lecture de la longitude. = 003° 02, 70’ W

Le trait rouge se situe à droite de 003° 05’W et la longitude  diminue vers la droite. La ligne rouge coupe l’échelle entre le 02’et 03′. Les minutes sont alternativement claires et foncées. Nous sommes au 7/10 de la minute 02.

G = 003°02, 70 ‘W

Résultat :

la position géographique de la bouée les galères est
L = 47 °18, 82’ N
G = 003°02, 70’ W.
Présentation des coordonnées:
Souvent les coordonnées sont données dans l’ordre suivant : latitude et après longitude. Les latitudes avec deux chiffres de 0° à 90° avant le symbole ° et les longitudes s’inscrivent avec trois chiffres de 0° à 180° avant le symbole°.

Débrief de la page

Les coordonnées géographiques servent de passerelle entre les GPS et la carte papier . Son principe et calcul doivent être parfaitement compris et maîtrisés sur les cartes papier et numérique et pour l’examen du permis hauturier.

Exercices sur les notions expliquées sur cette page

Des exercices sur la carte 9999 et leurs corrigés sont proposés sur le site suivant. Lien.

02.02. Mesurer les distances

Résumé
Travail sur la carte marine. Mesurer une distance entre les deux points d’une route.
Cette page fait partie du second épisode d’une série sur la navigation  : calculer la route.

Plan
Mesure d’une distance entre deux points de route.

Introduction


1. La route entre le port du Palais et de la tourelle Bonnen Braz du passage du Beniguet.

Nous sommes en escale  au port du Palais sur Belle île et nous voulons préparer la route pour nous rendre à la Trinité sur mer en passant par le passage du Beniguet au NW de l’île de Houat. Il faut toujours organiser sa navigation dans une région que l’on ne connaît pas. La première partie de notre parcours est le trajet entre le Palais et ce passage.
Nous partons de la jetée Nord du Palais (47°20, 9’ N 003°09 W) pour aller à la tourelle ouest de Bonnen Braz dans le passage du Beniguet (47°24, 32’ N 002°59, 80’ W).
Première opération  Nous allons mesurer la distance qui existe entre la jetée et la tourelle pour connaître la distance à parcourir. Il est entendu que cette tourelle représente la limite tribord du chenal.


2. La route entre la jetée nord du Palais et la tourelle de Bonnen Braz.

1. La route entre la jetée nord et la tourelle de Bonnen Braz.

Nous traçons une ligne rouge entre les deux points.


3. Point de départ

4. Point d’arrivée

Maintenant nous voulons connaître la distance qui sépare ces deux points.
Dans notre cas, la mesure sera faite en deux fois car la distance est supérieure à 5 milles et afin que  la démonstration soit plus instructive
Dans le chapitre 1 page 1, nous avons vu le principe des mesures des distances.
Rappel
Le Mille marin ou mille nautique représente un arc de méridien de 1 minute. Il vaut 1852 mètres.

Pour mesurer les distances, nous utilisons la longueur d’un arc de méridien de 1 minute sur la même latitude.

Utilisation du compas à pointes sèches ou autre compas.
Vous remarquerez que le compas prend des formes et des dimensions bizarres. Je travaille mes images avec des calques et les objets subissent des transformations manuelles.

2. Mesure de 5 milles.


5. Ecartement de 5 milles du compas sur l’échelle des latitudes

Nous positionnons la pointe inférieure du compas sur la latitude 47° 20’ N sur l’échelle. Nous écartons les deux branches pour mettre la pointe supérieure sur la graduation 47°25, N
Écartement de 5 milles du compas à pointes sèches.
Les minutes sont matérialisées  par une zone foncée et une zone claire d’une façon alternative.
Attention cette matérialisation dépend de l’échelle de la carte

3. Report du compas ouvert de 5 milles sur la route.


6. Report du compas sur la route.

Nous déplaçons  le compas sans modifier l’écartement sur la route (ligne rouge). Nous mettons une pointe sur le point de départ et l’autre sur la route. Au niveau de cette dernière, tracez un trait vert.

4. Calcul de la distance restante.


7. Mesure de la distance restante.

Une pointe sur le trait vert des 5 milles, nous écartons le compas pour que l’autre pointe soit sur la tourelle de Bonnen Braz.

5. Mesure de la distance restante sur l’échelle des latitudes


8. Position du compas ouvert sur l’échelle des latitudes

Nous déplaçons le compas ouvert sans modifier l’écartement sur l’échelle des latitudes. Nous mettons une pointe devant la latitude 47° 23’et l’autre vers le haut. Les valeurs des latitudes augmentent vers le haut. La pointe supérieure est située au-dessus de 25’.
La minute 23 est matérialisée  par une zone foncée et la 24par  une zone claire. Nous lisons 2, 09’. La minute est divisée en 10 dixièmes.

6. Résultats:

La distance qui sépare la jetée Nord du Palais (47°20, 9’ N 003°09 W) et la tourelle ouest de Bonnen Braz (47°24, 32’ N 002°59, 80’ W) est égale à 5 +2, 09 = 7, 09 milles.
Résultat de la distance= 7, 09 milles qui représente la distance fond.

7. Débrief de la page.

Cette mesure des distances en comparant avec l’échelle des latitudes  est un élément fondamental de la navigation. Elle doit être parfaitement comprise et maîtrisée sur les cartes papier et numérique et l’examen du permis hauturier.

Exercices sur les notions expliquées sur cette page.

Des exercices sur la carte 9999 et leurs corrigés sont proposés sur le site suivant. Lien

02.01. La règle Cras et son utilisation= Rf

Résumé
L’explication de l’utilisation de la règle Cras.
Sa description, sSon fonctionnement en images en détaillant toutes les étapes.
Cas pratique: Calculer la route à prendre pour naviguer entre deux points.
Cette page fait partie du premier épisode d’une série sur la navigation. Rf
Second épisode : calculer la route.

Plan
1. La règle Cras
2. Principe
3. Description
4. Utilisation
5. Cas pratique : Calcul de la route à prendre pour naviguer entre deux points.
6. Débrief de la page

1. La règle Cras

Pour tracer ou rechercher la route fond ou pour tracer un relèvement vrai sur une carte, il faut utiliser un rapporteur pour l’angle et une règle pour tirer le trait. Pour éviter l’emploi simultané des deux appareils, nous utilisons des règles rapporteurs : la règle Cras ou le rapporteur breton.
Un aveu. J’emploie le rapporteur breton en mer que je trouve plus simple.
Par mauvais temps par force 8 avec une mer très formée en pleine nuit et sous la pluie, tout se complique. Vous avez la tête au niveau de la table à carte, les bottes sur le réchaud à gaz, les cheveux qui mouillent la carte, la règle Cras et le crayon qui ne restent pas en place, la lumière rouge qui vacille quand l’avant du voilier tape dans les vagues et l’équipier qui vomit sur la règle qui est tombée sur le plancher. Dans ces conditions, il faut être efficace.

2. Principe

Sur les cartes, mesurer l’angle que fait votre route ou votre relèvement avec le Nord géographique ou vrai, c’est-à-dire déterminer la Rf ou le Zv.

3. Description

La règle Cras comporte :
Deux rapporteurs inversés bicolores avec une double graduation.
Chaque rapporteur a un centre dans la partie inférieure de celui-ci
Une flèche au milieu avec la mention « vers la route ou le point relevé ».


1. La regle Cras comporte deux rapporteurs inverses avec une double graduation qui a un centre dans sa partie inferieure et une fl…

4. Utilisation

1. Il est impératif d’utiliser le centre le plus au sud et de mettre la flèche vers le point d’arrivée..
2. Nous positionnons la règle le long de la Rf ou Zv en mettent le centre sur un méridien (ligne verticale). Notre lecture sera faite en remontant vers le nord sur la graduation extérieure du rapporteur dont nous avons aligné le centre.
2 bis. Nous positionnons la règle le long de la Rf ou Zv en mettent le centre sur un parallèle (ligne horizontale). Notre lecture sera faite soit à droite, soit à gauche sur la graduation intérieure du rapporteur dont nous avons aligné le centre.

Conseil pour l’utilisation de la règle Cras, envoyé par Jean-Louis, ex officier de marine marchande du  Québec .
Concernant la difficulté d’apprentissage de la règle Cras, permettez-moi de vous signaler une astuce qui simplifie tout, dont je ne suis pas l’auteur:
Après avoir placé le centre le plus sud sur un méridien ou un parallèle, la graduation à lire « EST CELLE DONT LES CHIFFRES SONT DROITS POUR L’OEIL », sur le même méridien ou parallèle, sans tordre le cou!…

Reproduction des cartes du Shom
Le Shom m’a autorisé de reproduire des extraits de l’annuaire des marées des années précédentes.
Autorisation de reproduction n° 413/2005.
Le Shom m’a autorisé de reproduire des illutrations d’après la carte du Shom N° 7134.
Autorisation de reproduction n° 603/2003.
Il faut remarquer que les reproductions sont partielles et des montages ont été faits avec des parties d’images. Il est fortement déconseillé de les utiliser en navigation.

5. Cas pratique  : Calcul de la route à prendre pour naviguer entre deux points

Rechercher la route fond ou la route géographique sur une carte pour naviguer entre deux points.


2. Carte Belle île Houat la Teignouse

Les images ont été faites avec des scans de la carte 9999. Ne soyez pas surpris par des imperfections sur les reproductions.
Nous allons travailler dans la partie sud-ouest ou à gauche en bas de la carte 9999.
Hier soir, nous avons fait escale au port du Palais sur Belle ile.
Aujourd’hui, le temps est agréable, la météo est bonne, nous avons décidé d’aller à la trinité sur mer en passant par le passage de la Teignouse.
Nous sommes débutants et nous voulons connaître le cap qu’il faut suivre pour cette route.

Premier point : Notre point de route de départ sera le feu vert d’entrée du Palais. Ce choix, peu logique en pratique, a été choisi pour avoir un point précis. (image 4)
Deuxième point : Nous prendrons comme point d’arrivée la bouée verte « basse du milieu » du passage de la Teignouse. Cette bouée nous permet d’aborder facilement ce passage. (image 5)


3. Carte Belle île la Teignouse

4. Point de départ à gauche en bas (carré et croix bleus)

5. Point d’arrivée à droite en haut (carré et croix roses)

6. La route et les 2 points

Nous traçons une droite (rouge dans notre cas) entre les deux points avec un crayon papier. Elle représente notre route ou route fond (Rf) dont nous allons déterminer la valeur


7. Carte Belle île Houat la Teignouse. Le trait rouge représente la route à suivre

Le trait rouge représente la route à suivre et à calculer.

Première opération.


8. Nous posons la règle Cras sur la carte en dirigeant la flèche vers le point d’arrivée

Nous posons la règle sur la carte en mettant la flèche vers le point d’arrivée. Dans notre cas, la flèche est dirigée de Belle île vers le passage vers la droite. Cette flèche a été entourée par un cercle rose.

Seconde opération.


9. Nous glissons la règle pour que son bord supérieur recouvre le trait rouge

Nous glissons  la règle pour qu’elle soit tangente à la droite rouge (Relèvement ou route voulue).

Deux lectures sont possibles en utilisant soit un méridien soit un parallèle.

1. Lecture en utilisant un méridien, lecture verticale sur la graduation extérieure (méthode plus facile)

Troisième opération.


10. Nous glissons de nouveau la règle pour que le centre inférieur soit positionné sur le méridien

Nous glissons de nouveau la règle le long de la droite rouge pour que le centre inférieur soit positionné sur un méridien (ligne verticale). Le méridien utilisé correspond à la longitude 003° 05’ W. Pour  l’exemple, l’image scannée de la règle n’est pas transparente et nous devons tracer une droite noire sur le méridien pour faciliter la lecture. En pratique, la transparence de la règle permet l’alignement du centre sur le méridien.
La flèche rose montre le centre inférieur et l’arc de cercle rose la graduation extérieure sur laquelle nous lisons l’angle de la route.

Quatrième opération.


11. La flèche verte indique la graduation extérieure sur laquelle sera faite la lecture

Lecture du la route.
Lecture sur un méridien. Lecture verticale. (Flèche verte) Dans ce cas, notre lecture sera faite en remontant vers le nord sur la graduation extérieure du rapporteur dont nous avons aligné le centre.


12. Agrandissement de la position de la règle sur le méridien. Le méridien passe entre les chiffres 30 et 40. Cet espace est divis…

Le méridien passe entre les chiffres 30 et 40. Cet espace est divisé en 10graduations. Le méridien passe sur la graduation « deux » à gauche de 30.
Dans notre exemple Rf =32°

2. Lecture en utilisant un parallèle, lecture horizontale sur la graduation intérieure Cette méthode est employée si la précédente n’est pas facile ou possible.

Troisième opération. (bis)


13. Nous glissons de nouveau la règle le long du trait rouge pour mettre maintenant le centre sur un parallèle.

Nous glissons de nouveau la règle le long de la droite pour que le centre inférieur soit positionné sur un parallèle (ligne horizontale). Le parallèle  utilisé correspond à la latitude 47° 20’ n. Pour l’exemple, l’image scannée de la règle n’est pas transparente et nous devons tracer une droite noire sur le parallèle pour faciliter la lecture. En pratique, la transparence de la règle permet l’alignement du centre sur le parallèle.
La flèche rose montre le centre inférieur et l’arc de cercle rose la graduation intérieure sur laquelle nous lisons l’angle de la route.

Quatrième opération. (bis)


14. La flèche verte indique la graduation intérieure sur laquelle sera faite la lecture

Lecture du la route.
Lecture sur un parallèle. Lecture verticale. (Flèche verte) Dans ce cas, notre lecture sera faite vers la gauche  sur la graduation intérieure  du rapporteur dont nous avons  aligné le centre.


15. Agrandissement de la position de la règle sur le parallèle. Le parallèle passe entre les chiffres 30 et 40. 30 au-dessus et 40…

Lecture du la route. Le parallèle  passe entre les chiffres 30 et 40. 30 au-dessus et 40 au-dessous.   Cet espace est divisé en 10graduations qui sont lisibles sur la graduation extérieure. Le parallèle passe sur la graduation « deux » au-dessous de de 30.
Dans notre exemple Rf =32°.

Maintenant tout parait simple.

5. Débrief de la page

La règle Cras est l’objet primordial de la navigation. Son utilisation doit être parfaitement maîtrisée en mer et à l’examen du permis hauturier.

Exercices sur les notions de cette page.

Des exercices sur la carte 9999 et leurs corrigés sont proposés sur le site suivant. Lien.

Chapitre 2. Règles Cras & compas


1. Sigles utilisés

Document à télécharger Sigles et formules utilisées

Dans ce chapitre, nous abordons l’utilisation de la règle Cras et du compas à pointes sèches.

Ce chapitre est le cœur de la navigation et du permis hauturier.

Toutes les opérations expliquées dans ce chapitre sont indispensables au navigateur. Si vous êtes le skipper, vous serez responsable en cas d’accident.
La loi dit:

Selon l’article 223-1 du code pénal  définit cette infraction comme « le fait d’exposer directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement ».
Revenons au chapitre.

Toutes les opérations sont décrites en détail avec des images.
Tous les cas pratiques sont étudiés : route, cap, vitesse, distances, coordonnées géographiques, porter un point, position géographique et estime.

2.1. La règle Cras et son utilisation

1. La règle Cras
2. Principe
3. Description
3. Utilisation
4. Cas pratique : Calcul de la route à prendre pour naviguer entre deux points

2.2. Mesure des distances

Travail sur la carte marine
Mesurer une distance entre les deux points d’une route

2.3. Les coordonnées géographiques d’un point

Détermination de la latitude:
1. Avec un compas
2. Avec un rapport
Détermination de la longitude:
1. Avec un compas
2. Avec un rapport

2.4. Porter un point sur une carte

1. Comment se situer sur une carte
2. Situer un point sur une carte avec sa latitude et longitude
3. Situer un point par son relèvement et sa distance par rapport à un amer

2.5. Tracer sa route Rv

1. Principe:
2. Exercice de navigation sur la carte 9999:
a. Calcul du cap vrai à partir du cap compas (Cc)
b. Tracer sa route sur la carte
c. Position du voilier après une heure de navigation
3. Tenue de l’estime et débrief de cette page

2.6. La position avec 3 relèvements

1. Principe
2. Exercices de navigation sur la carte 9999:
a. Détermination de sa position à partir de trois relèvements
b. Sa détermination à partir d’un alignement et d’un relèvement
c. Sa détermination avec GPS
3. Calculs des Zv à partir des Zc

2.7. Mesure d’une route

1. Principe
2. Détermination de la route fond Rf
3. Détermination de la distance parcourue et de la vitesse fond Vf

2.8. Calculer sa route entre deux points

Cas pratique : Calculer sa route entre deux points de route

01.09. Mise à jour des cartes

Résumé
Le thème de ce chapitre est la mise à jour des cartes achetées. Robert Menzi m’a envoyé cet exercice que j’ajoute aux chapitres sur les cartes.

Le thème du présent exercice est la mise à jour de la carte SHOM 6966 (INT 1706), des Héaux de Bréhat au Cap Levi. Nous avons acquis cette carte en 1986, elle porte au dos un tampon du SHOM avec la mention: A jour le 26 juillet 1986. Le 2 janvier 1987 nous désirons mettre la carte à jour.

La correction et la mise à jour des documents nautiques et des cartes est l’un des devoirs du navigateur. Il est bien sûr possible de racheter chaque saison des documents neufs, le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM) ainsi que les autres services hydrographiques corrigent constamment les documents qu’ils tiennent en stock jusqu’au jour de leur vente. Le portefeuille de cartes d’un bateau a toutefois coûté souvent une somme non négligeable, et le rachat chaque année est une solution onéreuse. Alors qu’il est facile de tenir à jour les ouvrages (livres) puisqu’il suffit d’acheter les fascicules de correction qui paraissent deux fois par année, il en va autrement des cartes. Le SHOM offre sur son site www.shom.fr la possibilité de corriger les documents mais la procédure est fastidieuse. Une publication du SHOM, qui paraît chaque semaine – Avis aux Navigateurs – annonce les corrections à apporter aux documents nautiques.

Le Shom

Le thème du présent exercice est la mise à jour de la carte SHOM 6966 (INT 1706), Des Héaux de Bréhat au Cap Levi. Nous avons acquis cette carte en 1986, elle porte au dos un tampon du SHOM avec la mention : A jour le 26 juillet 1986. Le 2 janvier 1987 nous désirons mettre la carte à jour.

Questions ?Réponses
Quel est l'ouvrage annonçant les corrections à porter aux documents nautiques?AVIS AUX NAVIGATEURS
Qui publie cet ouvrage?SHOM, Service Hydrographique et Océanographique de la Marine.
Quelle est la fréquence de publication?1 fascicule ou groupe chaque semaine, soit 52 (ou 53) par an.
Comment se procurer ou consulter cet ouvrage?Abonnement auprès du SHOM. Consultation dans les bureaux d'information des ports. Consultation chez les agents commissionnés du SHOM. Avec Internet sur le site www.shom.fr
Quel est le N° de la dernière correction portée sur notre carte?N° 29 28 – 17 (le N° peut être différent si vous avez acheté la carte à une autre date que nous).
Que signifie ce N°?La correction est la 29eme de la carte, 17eme de la 28eme semaine.
Dans lequel de ces 52 (ou 53) fascicules ou groupe allons-nous apprendre si la carte doit être corrigée?Dans chaque groupe une table mentionne les cartes à corriger. De plus, les groupes 10, 20, 30, 40, 52 (ou 53) contiennent une table récapitulative. En janvier 1987 nous utiliserons le groupe 52 de 1986.
Consultons donc la table récapitulative du groupe 52 (voir extrait d'avis aux navigateurs du SHOM Groupe hebdomadaire N°52)La carte 6966 y est mentionnée avec l'indication :
30 36 – 21
31 45 – 15
48 – 31 R
32 51 – 22
33 51 - 24
Que signifient ces chiffres?A partir de la semaine 36 jusqu'à la fin de l'année il faut faire les corrections 30 à 31 qui ont été annoncées aux semaines 36, 45, 48, 51, et qui portaient dans les fascicules de ces semaines les N° 21, 15, 31, 22, 24.
Comment savoir de quelle correction il s'agit?Il faut consulter les groupes 36, 45, 48, 51.
Que lisons-nous dans le groupe 36? (voir groupe 36 d'avis aux navigateurs)Porter un pylône, voyant Card. N, couleur BY, feu Q, à 49-27, 4N  003-26, 45W.
Que lisons-nous dans le groupe 45? (voir groupe 45 d'avis aux navigateurs)A 48-40, 8N  002-05, 2W remplacer la légende de la bouée par "Bunel" YBY Q (9) Bell.
Que lisons-nous dans le groupe 48? (voir groupe 48 d'avis aux navigateurs)Il faut considérer le symbole  -----++---- non comme limite de zone économique, mais comme limite au large des eaux territoriales.
Que lisons-nous dans le groupe 51? (voir groupe 52 d'avis aux navigateurs)Ajouter RG (station de radiogoniométrie) à la légende de la station CROSMA. Ajouter RG à la légende du phare Roches Douvres. Remplacer l'épave à Pointe de la Latte par une épave 7,5 Wk.
Comment mentionnons-nous sur notre carte qu'elle est maintenant à jour?Au bas de la carte à gauche, nous écrivons à la suite des autres indications:
36 21 – 45 
15 - 48
31 – 51
22 – 51
24
30 31 32  33

Documents:
Lien vers l’extrait d’avis aux navigateurs du SHOM Groupe hebdomadaire N° 52
Lien vers l’extrait du groupe 36 45 et 48 d’avis aux navigateurs
Lien vers l’extrait du groupe 51 d’avis aux navigateurs
Lien vers l’extrait du groupe 52 d’avis aux navigateurs

01.08. Le balisage sur les cartes

Résumé
Les balisages sont des aides à la navigation: le balisage latéral, le balisage cardinal, les marques de danger isolé, les marques d’eaux saines.

Plan
Généralités sur les bouées.
Balisage latéral.
Balisage cardinal.
Moyen mnémotechnique pour retenir la forme des voyants.
Marques de danger isolé.
Marques d’eaux saines.
Marques spéciales.
Conclusion.

Nous sommes aidés en navigation par le balisage qui est bien normalisée dans le monde. Il a été étudié pour le permis précédent. Il suffit de mémoriser en comprenant la logique.

Généralités sur les bouées page IQ

Les marques sont caractérisées par leurs couleurs, leurs formes et leurs voyants.
Les bouées, marques flottantes, sont représentées penchées
les espars, perches, tourelles…., marques fixes sont représentées droites
Le petit rond à la base de la marque indique la position exacte de celle-ci.

Balisage latéral

1. Balisage latéral en zone A

Rouge bâbord et vert tribord pour la région A. Les couleurs se lisent en venant du large dans le chenal. Il est utilisé dans les chenaux, les entrées ou passages.
Il existe deux zones géographiques de balisage latéral en fonction du sens de référence (entrée ou sortie):
En zone A (Europe, Afrique et tout ce qui n’est pas en zone B).
En zone B (Amériques, Pacifique, Japon, Corée, Philippines). Le système est inversé.
Le système utilisé est noté sur le cartouche de la carte.

Rouge Bâbord

Les bouées bâbord ont toujours la forme d’un cylindre, et sont de couleur rouge.
En venant du large, il faut les laisser sur bâbord ou à gauche, c’est-à-dire qu’il faut passer à droite de la bouée.
La nuit: les marques latérales bâbord sont surmontées d’un feu de couleur rouge.

Vert Tribord

Les bouées tribord ont toujours la forme d’un cône, et sont de couleur verte
En venant du large, il faut les laisser sur tribord ou à droite, c’est-à-dire qu’il faut passer à gauche de la bouée.
La nuit: les marques latérales tribord sont surmontées d’un feu de couleur verte.

Balisage cardinal

Il est utilisé pour les îles, rochers, et dangers au large.

2. Balisage cardinal

Les marques cardinales se placent au Nord au Sud à l’Est ou à l’Ouest du danger. Les quadrants d’eaux saines se trouvent donc respectivement au Nord au Sud à l’Est et à l’Ouest de la marque. Ces marques se composent d’une bouée à rayures horizontales noires et jaunes, des voyants coniques et feux à scintillement blanc.
Pour la couleur des bouées, il suffit de retenir que la pointe du cône est représentée par un bande horizontale noire et la base par une bande horizontale jaune.
Pour les feux, c’est très simple, il suffit de placer sa montre sur le danger: le Nord est à midi (scintillements rapides continus); l’Est est à trois heures (groupe de trois scintillements rapides); le Sud est à six heures (groupe de six scintillements rapides suivis d’un éclat long) et l’Ouest à neuf heures (groupe de neuf scintillements rapides).

Moyen mnémotechnique pour retenir la forme des voyants

Les pointes d’une bouée Est ont la forme d’un E grec comme Est.

3. Voyant cardinal Est

Les pointes d’une bouée Ouest ont la forme d’un W allongé sur le coté comme West qui signifie Ouest en anglais.

4. Voyant cardinal Ouest

Les pointes en bas indiquent le Sud.

5. Voyant cardinal Sud

Les pointes en haut indiquent le Nord.

6. Voyant cardinal Nord

Marques de danger isolé

7. Marques de danger isolé

Marques d’eaux saines

8. Marques d’eaux saines

Marques spéciales

9. Marques spéciales

Conclusion

Nous avons fini les symboles présents sur une carte, mais nous n’avons pas la prétention de les avoir tous expliqués. Nous avons seulement parcouru l’ouvrage 1D qui doit être toujours à bord pour compléter nos connaissances.

01.07. Les feux sur les cartes

Résumé
Les feux des phares ou du balisage sont des aides à la navigation qui sont identifiés avec leurs caractéristiques: visibilité, période, couleur et portée.

Plan
Les feux peuvent être identifiés de jour ou de nuit.
Identification d’un feu de jour.
Identification d’un feu de nuit par la visibilité des feux, leur période, leur couleur, leur période.
Exemples.

Nous sommes aidés en navigation par les feux sur le balisage et sur la terre. Ces derniers sont très utiles la nuit. Par expérience personnelle, parfois il est plus facile de naviguer par des nuits claires.
Quel merveilleux spectacle! Les côtes scintillant de tous les feux et éclairées par les phares sous une voûte céleste parsemée d’étoiles.

Les Feux page IP

Les feux, sur la carte marine, se trouvent aussi bien dans la partie terrestre (phares) que dans la partie maritime (balisage) de la carte. Ils sont indiqués, par une flamme couleur magenta, le point à la base de la flamme étant la position du feu.

Identification d’un feu, le jour, depuis la mer

Le livre des Feux et le breton (Almanach du marin breton) nous donnent une description sommaire du phare de Chausey (Tour carrée grise 19m) et ses coordonnées (longitude et latitude), ce qui permet de le distinguer des autres phares.
De jour, la carte marine ne donne pas d’autre détail utile, sauf l’élévation du foyer au-dessus de la mer. Le niveau de référence est la PMVE ou PM de vive eaux coefficient 95.

Identification d’un feu, la nuit, depuis la mer

Elle est très difficile à l’approche d’un port qui fait partie d’une ville. Je connais le cas pour celle de Saint Hélier à Jersey ou du Marin à la Martinique. Il ne faut pas confondre les feux maritimes avec les autres feux: les phares des voitures ou les lumières de la côte…
Nous l’identifions par:

  • par leur visibilité
  • leur période
  • leur couleur
  • et leur portée.

La visibilité des feux

Les feux visibles sur tout l’horizon, c’est-à-dire sur 360°. Aucun petit tiret ne part du point ou de l’étoile qui positionne le feu.
Les feux à secteurs. Le feu change de couleur pour le navigateur qui se déplace autour de lui. Il est conseillé de naviguer dans un secteur blanc, les secteurs vert et rouge pouvant couvrir des problèmes. Sur la carte, les différents secteurs sont indiqués par de petits tirets partant du feu et leur couleur est indiquée par des lettres: G pour vert, W pour blanc, R pour rouge, etc.
Les feux directionnels (Abr. Dir) un secteur très étroit, pour indiquer une direction.

Exemple entrée de Saint Malo:
Feu postérieur La balue Dir fixe G
intens 128-129,5
(à 7 600m d’antérieur) – 69m – 25M.

Ce feu est directionnel par son intensité sur 1,5°.

La période des feux

La période est indiquée sous la forme d’un chiffre suivi d’un «s» minuscule. Exemple: 5s pour 5 secondes.

Un feu fixe (Abr F) est un feu dont la lumière est continue, uniforme et de couleur constante alors qu’un feu rythmé est un feu qui présente ses différents aspects par cycles réguliers. La période d’un feu rythmé est l’intervalle de temps au terme duquel recommence le même cycle.

Feu isophase (Abr. Iso) toutes les durées de lumière et d’obscurité sont égales.

Feu à occultation: la lumière est coupée par de courtes période d’obscurité.
Abréviations:
– Oc. à occultations simples.
– Oc (2) à 2 occultations groupées.

Feu à éclats: durée totale de lumière plus courte que la durée d’obscurité.
Celle-ci est coupée par des éclats lumineux.
Abréviations:
– FI (3) à 3 éclats groupés.
– FI(2+ 1) à éclats diversement groupés( pour chenal préféré par exemple).
– LFI à éclats longs.

Feu scintillant: les éclats se succèdent à une fréquence comprise entre 50 et 79 éclats par minute.
Abréviations:
– VQ (6 )feu à 6 scintillements rapides groupés.
– IVQ feu scintillant rapide interrompu.
– UQ feu scintillant ultra rapide (au moins 160 scintillements par minute).

La couleur des feux

  • Vi violet (violet).
  • R rouge (red).
  • Bu bleu (blue).
  • W blanc (white).
  • G vert (green).
  • Y jaune (yellow).
  • Or orange (orange)

Lorsque le feu est entièrement blanc, l’abréviation n’est pas indiquée.

La portée des feux

La portée est la plus grande distance à laquelle la lumière d’un feu est perçue. Elle dépend de l’intensité lumineuse du feu, de la visibilité météorologique, en tenant compte de la sphéricité de la terre. La portée est établie en fonction d’une atmosphère homogène. Elle figure, sur la carte marine, dans les caractéristiques d’un feu, par un chiffre suivi d’un « M » majuscule, chiffre exprimé en milles. Exemple: 20M pour 20 milles.

Position géographique des feux et des balises

Des débutants peuvent se poser cette question: Comment est représentée la position des feux et du balisage?
C’est simple. Un rond blanc situe la position géographique,
Pour les phares, un rond blanc au centre de l’étoile noire avec une langue violette pour la lumière.
Pour les bouées, balises, un rond blanc à la base du symbole.
Voir des exemples sur l’image 1 au dessous.

Exemples

1. Phare de Chausey

Phare de Chausey
Pour le phare de Chausey, nous lisons Fl. 5s 39m23M sur la carte et sur le breton (Almanach du marin breton) Tour carrée grise 19 m corne à 80m au SE.
Feu à 1 éclat toutes les 5 secondes, élévation du feu 39 mètres, portée 23 milles.

2. La crabière Est à l’entrée du sound de Chausey

Feu de la Crabière de Chausey
Pour la crabière Est, nous lisons Oc. WRG. 4s5m9/6M sur la carte et sur le breton Oc. WRG4s079-W-291-G-329-W-355-R-079 et Pylône jaune et noir 11m.
Feu à occultations toutes les 4 secondes hauteur 5 mètres et portée variable selon les couleurs 6 à 9 milles.
Secteur blanc entre 329°et 355°, secteur étroit pour entrer dans le Sound à bâbord secteur rouge (79°) et à tribord secteur vert (291°). Il existe un autre secteur blanc entre 291° et 79°.

3. Le feu des épiettes à l’entrée du sound de Chausey

Feu des épiettes de Chausey
Pour les épiettes, nous lisons Fl. G 2s3m5M sur la carte et sur le breton (Almanach du marin breton) Fl. G 2s 3m5M bouée latérale tribord – réflecteur radar.
Feu à éclat vert toutes les 2 secondes, hauteur 3 mètres, portée 5 milles.

Après avoir recherché les caractéristiques du feu, vous cherchez sur la carte, dans le livre des feux ou dans le breton, le feu correspondant à vos observations.
Jamais le contraire pour éviter les erreurs.
En conclusion, quand la visibilité est bonne, la navigation de nuit est plus agréable que celle de jour car en faisant des relèvements sur ces amers très visibles, il est très facile de tenir votre estime et de vous situer.
Ces abréviations proviennent de l’ouvrage 1D du Shom.

01.06. Roches et épaves sur les cartes

Résumé
Sur la partie maritime des cartes, des symboles et abréviations codifient le danger des roches et épaves selon leurs profondeurs et natures.

Plan
L’étude des roches et des épaves est un vaste sujet.
Étude des différentes représentations des rochers. Différencier les roches pour éviter les dangers.
Connaître les dangers des épaves pour les éviter.

Symboles et abréviations des cartes marines

Nous sommes aidés en navigation par le hydrographie, sujet vaste et diversifié. La maîtrise de l’hydrographie est un gage d’une bonne sécurité.

Quelques abréviations et symboles sur les profondeurs:

3. Généralités sur les sondes. Page II.
Chiffres en italiques, sondes en position réelle, au centre de gravité des chiffres. Premier chiffre= 12m le second = 9,7m. (les décimales sont plus petites en format "indice").
Chiffres entre parenthèses, sondes hors position. sonde le long d'un quai, roche isolée (12) et sonde océanique.
Profondeur minimale dans un passage resserré.
Pas trouvé le fond à la profondeur indiquée.
Chiffres en caractères droits, les sondes moins fiables.
Sondes déc ouvrantes ( au-dessus du zéro des cartes) Chiffres des mètres soulignés. + 5,40m au dessus du zéro.
4. Généralités sur les profondeurs. Page II.
Existence douteuse.
Sonde douteuse.
Signalé, mais non confirmé.
Signalé avec l'année, mais non confirmé.
Profondeur signalée, mais non confirmée (carte à petite échelle).

Lignes de niveau ou lignes de sonde page II

5. Lignes de niveau.
Couleur vert = estran.
2 souligné +2m.
Zéro laisse de basse mer.
Les différents bleus.
Puis les lignes de sonde supérieures à 10m.

Étude des différentes représentations des rochers. Page IK

Nous sommes arrivés à l’essentiel de l’étude d’une carte. Comment différencier les différents types de roches et savoir apprécier leur danger.
Les images suivantes représentent la mer:
1. Vue de dessus correspondant aux cartes.
2. Coupe qui permet de découvrir les profondeurs.

6. Rochers qui ne couvrent jamais.

Image 6
Rocher ou îlot qui ne couvrent jamais, leur cote est rapportée au niveau de référence des altitudes (niveau moyen des marées).
Ces roches sont de couleur bistre et sont entourées souvent par une zone verte (estran).
Elles sont toujours visibles et donc peu dangereuses.

7. Rochers qui couvrent et découvrent dans l’estran.

Image 7
Sondes ou chiffre soulignés
Roche qui couvre et découvre de couleur verte, couleur de l’estran, leur cote est rapportée au niveau de référence des sondes (zéro des cartes). Elles sont très dangereuses, parfois couvertes ou sous peu d’eau. Elles ont une cote d’estran, c’est-à-dire une sonde soulignée pour marquer qu’elles découvrent. Dans le cas d’un chiffre souligné, pour avoir la profondeur de l’eau, il faut retirer la valeur de la sonde à la hauteur de la marée.
Si le caillou est petit, il est représenté par une étoile.

Notion importante.
L’étoile représente une roche dangereuse qui couvre et découvre de profondeur connue. Le centre de l’étoile est la position réelle du rocher.
L’étoile entourée de pointillés dans une zone bleue représente une roche qui couvre et découvre entourée de sondes inférieures à 5m.
Souvent les hauteurs sont indiquées à côté entre parenthèses. Si la hauteur de la marée est égale par exemple à 6m, nous aurons pour 3,7 une profondeur de (6-3,7) 2,30m, pour 1,6 une profondeur de (6-1,6) 4,40m.

8. Rochers à fleurs d’eau.

Image 8
Roche à fleur d’eau, au niveau zéro. Rocher très dangereux qui peut découvrir par grandes marées ou être couvert de peu d’eau.

Notion importante.
La croix avec quatre points dans chaque quadrant représente une roche à fleur d’eau, au niveau zéro, de profondeur inconnue. Si elle est située dans des fonds supérieurs à 5m, elle est entourée de bleu et de pointillés.

9. Rochers toujours submergés de profondeur inconnue.

Image 9:
Roche dangereuse, toujours submergée, de profondeur inconnue.

Notion importante.
La croix représente une roche dangereuse toujours submergée de profondeur inconnue. Rocher très dangereux dont nous ne connaissons pas la profondeur située entre 0 et 5m.
Si elle est située en dehors de la zone de profondeur correspondante, elle est entourée de pointillés et d’une zone bleue.

10. Rochers toujours submergés de profondeur connue.

Image 10:
Roche dangereuse, toujours submergée, de profondeur connue. La profondeur étant connue, il est facile d’évaluer la hauteur de l’eau.

La nature du fond page IJ

Sur la carte, les lettres majuscules correspondent à la nature du fond:

SSable
RRoche
MVase
WdHerbes et algues
ShCoquilles
StPierres
GGravier
PCailloux
et les lettres minuscules à la qualité du fond:
soMou
hDur

Les épaves page IK

La représentation des épaves ressemble à celle des roches qui a été vue dans le détail précédemment.

Définition du brassiage:

Cote du point le plus haut par rapport au zéro hydrographique pour une épave.

Quelques exemples:

11. Les épaves page IK.
Épave, coque découverte, sur les cartes à grande échelle. Épave couleur bistre comme la terre et la cote est rapportée au niveau des altitudes. logique!!!! Danger important.
Épave couvrant et découvrant sur les cartes à grande échelle. Épave couleur verte comme l'estran. La cote est rapportée au niveau du zéro hydrographique. Elle est soulignée dont au dessus du zéro. Danger important.
Épave submergée de profondeur connue sur les cartes à grande échelle. Épave recouverte de 5,20 m d'eau plus la hauteur de la marée.
12. Les épaves page IK.
Épave submergée de profondeur inconnue sur les cartes à grande échelle. Épave recouverte entre 0 et 5m d'eau plus la hauteur de la marée.
Épave dont une partie de la coque ou des superstructures sont visibles à basse mer.
Épave dont le brassiage a été déterminée seulement par sondage.
Épave dont le brassiage connu a été contrôlé à la drague hydrographique ou par plongeur.
Épave supposée couverte de moins de 20 mètres d'eau et dont le brassiage est inconnu.
Épave supposée couverte de plus de 20 mètres d'eau et dont le brassiage est inconnu.
Épave dont le brassiage exact est inconnu, mais dont le brassiage estimé est supérieur à la profondeur indiquée.

01.05. Profondeurs = Couleurs sur cartes

Résumé
Sur la partie maritime des cartes, des symboles et abréviations identifient la nature et la profondeur des fonds marins par les couleurs, les chiffres et les lignes.

Plan
L’étude des profondeurs et des couleurs des fonds est un vaste sujet.
Symboles et abréviations des cartes marines
Les marées et courants.
Niveaux de marées et niveaux de référence portés sur les cartes.
Courants de marées portés sur certaines cartes.

L’étude des profondeurs sur les cartes marines:
Les couleurs.
Les chiffres pour les sondes.
Les lettres pour la nature des fonds.
Les lignes pour les lignes de sonde.

Les couleurs:
La couleur blanche, celle des profondeurs.
La couleur bleue, faibles profondeurs.
La couleur verte, l’estran.
La couleur bistre, la terre.

Symboles et abréviations des cartes marines

Nous sommes aidés en navigation par l’hydrographie ou l’étude des fonds, sujet vaste et diversifié. La maîtrise de l’hydrographie est un gage d’une bonne sécurité.

Les marées et courants page IH

Niveaux de marées et niveaux de référence portés sur les cartes. Page IH

Cette image explique tous les niveaux. Nous allons les étudier clairement et simplement. Ce schéma peut être considéré comme référence.

1. Schéma: niveaux de référence et marées

Il nous montre qu’il existe un nombre important de niveaux qui sont rappelés sur le cartouche des cartes.

  1. PBMA le trait rouge inférieur: laisse de BM coefficient 120. Niveau Zéro des cartes. Limite inférieur de l’estran. PBMA.
  2. PHMA le trait rouge supérieur: laisse de PM coefficient 120. Trait de côte. PHMA.
    La différence de hauteur entre ces deux traits correspond au marnage par coefficient 120.
  3. NM le trait vert à gauche au milieu. Niveau moyen. Il est indiqué sur la carte Îles Chausey 7.50m, Brest 4.02 m. Il sert de référence pour la hauteur des foyers des phares et des tabliers des ponts au-dessus de la mer.
  4. PMVE le trait vert. Niveau de la PM par coefficient 95. Niveau de référence des altitudes terrestres sur les cartes.

Courants de marées portés sur certaines cartes

2. Courants de marée page IH
Cette flèche représente la direction du flot dont la vitesse maximale est exprimée en N (ici 3 N).
Cette flèche représente la direction du jusant dont la vitesse maximale est exprimée en N (ici 2,8 N).
Courant général dans des eaux resserrées.
Remous, turbulence, raz (correspondant à des mers difficiles ou dangereuses à certaines périodes de la marée.
Tourbillons.
Position des données de courant de marée tabulée (voir explications dans chapitre des courants).

Les Profondeurs II

4bis. Carte 7136 îles de Chausey

Nous abordons l’étude des profondeurs sur les cartes marines.

Partie très importante

Elles sont indiquées de quatre manières:
1. Les couleurs.
2. Les chiffres pour les sondes.
3. Les lettres pour la nature des fonds.
4. Les lignes pour les lignes de sonde.
Si nous regardons la carte 7134 (image 4bis), nous pouvons remarquer que La couleur blanche domine.

La couleur blanche. Celle des profondeurs

La couleur blanche correspond aux zones où la mer est profonde et ne découvre jamais. Profondeurs supérieures à 10m ou à 20m. Navigation sans problème.

4A. Schéma des fonds. flèche rouge à droite.

Toutes les images suivantes représentent la mer:
1. Partie supérieure. Vue de dessus correspondant aux cartes.
2. Partie inférieure. Coupe qui permet de découvrir les profondeurs.

Image 4A: Sondes ou lignes non soulignées.
La flèche rouge est à droite, dans une partie blanche ou les profondeurs sont supérieures à 10m. La profondeur est appelée sonde qui représente la hauteur entre le fond de la mer et le zéro des cartes. La croix, entourée de pointillés, représente un rocher dont la sonde est égale à 12,10m. Le chiffre n’est pas souligné. Pour avoir la profondeur de l’eau à un instant de la marée, il faut ajouter la hauteur de la marée à la valeur de la sonde.

Sur la partie inférieure:
La bande bleue correspond aux sondes entre 5m et 0m.
La bande verte est la marnage entre BM et PM coefficient 120.
La couleur bistre est la terre.
ZH est le niveau zéro ou BM par coef 120.
PHMA est le niveau de la PM par coef 120.

Notion importante

La croix entourée de pointillés représente une roche dangereuse toujours submergée de profondeur connue (12 1) 12, 10m. Le centre de la croix est la position réelle du rocher qui n’est pas en fait un danger pour nous (tirant d’eau faible 2m).
Nous retrouvons les mêmes couleurs.

Sur la partie supérieure:
La ligne des sondes de 5m est notée.
La ligne avec le « 0 » le niveau zéro, entre le bleu et le vert.
La ligne entre le vert (estran) et le bistre est le trait de côte ou laisse de PM coef 120.
La couleur bistre est la terre.

4B. Schéma des fonds. flèche rouge plus à gauche.

Les pointillés sont une ligne de danger qui attire l’attention du navigateur.
Les lignes de sonde relient les fonds de 5 mètres, 10 mètres, 20 mètres, etc. La ligne de sonde des 20 mètres est bordée de bleu. Sur notre image, nous n’avons que les lignes de 10 et 20m.

Image 4B: La flèche rouge plus à gauche sur un rocher.
Nous sommes dans une partie blanche ou les profondeurs sont supérieures à 10m. Mais nous découvrons une même croix dans une zone bleue entourée de pointillés.
La croix entourée de pointillé représente une roche dangereuse toujours submergée de profondeur connue (4 8). La couleur bleue signifie que la sonde est inférieure aux 5m.

4C. Schéma des fonds. flèche rouge sur la zone bleue.

Le centre de la croix est la position réelle du rocher qui n’est pas en fait un danger pour nous (tirant d’eau faible 2m). Si nous naviguons au-dessus, la profondeur sera de 4,80m plus la hauteur de la marée, le chiffre n’étant pas souligné.

Image 4C: La flèche rouge sur la partie bleue où les profondeurs varient de 5m et 0m.

La couleur bleue. Faibles profondeurs

4d. Schéma des fonds. flèche rouge sur la zone verte.

Dés que nous l’atteignons, la vigilance est au rendez vous. Elle varie de teintes selon la profondeur. Les sondes vont de 5 à 0m.
Le bleu foncé pour les faibles profondeurs, bleu clair pour des profondeurs plus importantes.
Attention, l’emploi des couleurs varie un peu en fonction de l’échelle des cartes.

Image 4D: La flèche rouge sur la zone verte ou l’estran.

La couleur verte. L’estran

Maintenant nous avons atteint le zéro des cartes, Ce niveau est appelé laisse de basse mer. Cette ligne de sonde (zéro) est la limite entre le bleu et le vert qui représente la zone de l’estran, partie située entre la laisse de pleine mer (trait de cote) et la laisse de basse mer, niveau atteint à la basse mer aux plus grandes mers. L’estran est représenté la couleur verte, mélange de bistre et de bleu.

4e. Schéma des fonds. flèche rouge sur la zone bistre.

C’est la zone de tous les dangers, elle est couverte et découverte par la marée. C’est la zone ou les pécheurs à pied traquent le crabe.
Dans cet estran, si les dangers couvrent et découvrent, ils ont une cote d’estran, c’est-à-dire une sonde soulignée pour marquer qu’ils découvrent. Le niveau de référence de ces sondes est le zéro des cartes ou le zéro hydrographique qui correspond aux plus basses mers astronomiques. Dans le cas du chiffre souligné, pour avoir la profondeur de l’eau, il faut retirer la valeur de la sonde à la hauteur de la marée.
Si les dangers (roches, bancs de sable…. ) sont toujours émergés, ils sont de couleur bistre et ont une cote d’altitude. Dans un schéma suivant, nous reviendrons sur les rochers dans l’estran.

Image 4E: La flèche rouge sur la zone bistre ou la terre.

La couleur bistre. La terre.

Elle représente la terre ferme. Nous sommes sur la plage de sable fin ou sur des rochers. Le trait de cote est la séparation entre la mer et la terre, pour les cotes à marées c’est la laisse des plus hautes mers, les points du rivage atteints par les plus grandes marées, la ligne qui sépare le bistre (jaune brun) et le vert, l’estran. Les altitudes sont exprimées en mètres et rapportées au niveau moyen de la mer (NM) ou niveau de la mi marée.
Nous avons quitté le monde de la mer et nous sommes devenus des terriens en randonnée. Il faut utiliser les cartes IGN.