Résumé Le thème de ce chapitre est la mise à jour des cartes achetées. Robert Menzi m’a envoyé cet exercice que j’ajoute aux chapitres sur les cartes.
Le thème du présent exercice est la mise à jour de la carte SHOM 6966 (INT 1706), des Héaux de Bréhat au Cap Levi. Nous avons acquis cette carte en 1986, elle porte au dos un tampon du SHOM avec la mention: A jour le 26 juillet 1986. Le 2 janvier 1987 nous désirons mettre la carte à jour.
La correction et la mise à jour des documents nautiques et des cartes est l’un des devoirs du navigateur. Il est bien sûr possible de racheter chaque saison des documents neufs, le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM) ainsi que les autres services hydrographiques corrigent constamment les documents qu’ils tiennent en stock jusqu’au jour de leur vente. Le portefeuille de cartes d’un bateau a toutefois coûté souvent une somme non négligeable, et le rachat chaque année est une solution onéreuse. Alors qu’il est facile de tenir à jour les ouvrages (livres) puisqu’il suffit d’acheter les fascicules de correction qui paraissent deux fois par année, il en va autrement des cartes. Le SHOM offre sur son site www.shom.fr la possibilité de corriger les documents mais la procédure est fastidieuse. Une publication du SHOM, qui paraît chaque semaine – Avis aux Navigateurs – annonce les corrections à apporter aux documents nautiques.
Le Shom
Le thème du présent exercice est la mise à jour de la carte SHOM 6966 (INT 1706), Des Héaux de Bréhat au Cap Levi. Nous avons acquis cette carte en 1986, elle porte au dos un tampon du SHOM avec la mention : A jour le 26 juillet 1986. Le 2 janvier 1987 nous désirons mettre la carte à jour.
Questions ?
Réponses
Quel est l'ouvrage annonçant les corrections à porter aux documents nautiques?
AVIS AUX NAVIGATEURS
Qui publie cet ouvrage?
SHOM, Service Hydrographique et Océanographique de la Marine.
Quelle est la fréquence de publication?
1 fascicule ou groupe chaque semaine, soit 52 (ou 53) par an.
Comment se procurer ou consulter cet ouvrage?
Abonnement auprès du SHOM. Consultation dans les bureaux d'information des ports. Consultation chez les agents commissionnés du SHOM. Avec Internet sur le site www.shom.fr
Quel est le N° de la dernière correction portée sur notre carte?
N° 29 28 – 17 (le N° peut être différent si vous avez acheté la carte à une autre date que nous).
Que signifie ce N°?
La correction est la 29eme de la carte, 17eme de la 28eme semaine.
Dans lequel de ces 52 (ou 53) fascicules ou groupe allons-nous apprendre si la carte doit être corrigée?
Dans chaque groupe une table mentionne les cartes à corriger. De plus, les groupes 10, 20, 30, 40, 52 (ou 53) contiennent une table récapitulative. En janvier 1987 nous utiliserons le groupe 52 de 1986.
La carte 6966 y est mentionnée avec l'indication :
30 36 – 21
31 45 – 15
48 – 31 R
32 51 – 22
33 51 - 24
Que signifient ces chiffres?
A partir de la semaine 36 jusqu'à la fin de l'année il faut faire les corrections 30 à 31 qui ont été annoncées aux semaines 36, 45, 48, 51, et qui portaient dans les fascicules de ces semaines les N° 21, 15, 31, 22, 24.
Ajouter RG (station de radiogoniométrie) à la légende de la station CROSMA. Ajouter RG à la légende du phare Roches Douvres. Remplacer l'épave à Pointe de la Latte par une épave 7,5 Wk.
Comment mentionnons-nous sur notre carte qu'elle est maintenant à jour?
Au bas de la carte à gauche, nous écrivons à la suite des autres indications:
36 21 – 45
15 - 48
31 – 51
22 – 51
24
30 31 32 33
Résumé Les balisages sont des aides à la navigation: le balisage latéral, le balisage cardinal, les marques de danger isolé, les marques d’eaux saines.
Plan Généralités sur les bouées. Balisage latéral. Balisage cardinal. Moyen mnémotechnique pour retenir la forme des voyants. Marques de danger isolé. Marques d’eaux saines. Marques spéciales. Conclusion.
Nous sommes aidés en navigation par le balisage qui est bien normalisée dans le monde. Il a été étudié pour le permis précédent. Il suffit de mémoriser en comprenant la logique.
Généralités sur les bouées page IQ
Les marques sont caractérisées par leurs couleurs, leurs formes et leurs voyants. Les bouées, marques flottantes, sont représentées penchées les espars, perches, tourelles…., marques fixes sont représentées droites Le petit rond à la base de la marque indique la position exacte de celle-ci.
Balisage latéral
1. Balisage latéral en zone A
Rouge bâbord et vert tribord pour la région A. Les couleurs se lisent en venant du large dans le chenal. Il est utilisé dans les chenaux, les entrées ou passages. Il existe deux zones géographiques de balisage latéral en fonction du sens de référence (entrée ou sortie): En zone A (Europe, Afrique et tout ce qui n’est pas en zone B). En zone B (Amériques, Pacifique, Japon, Corée, Philippines). Le système est inversé. Le système utilisé est noté sur le cartouche de la carte.
Rouge Bâbord
Les bouées bâbord ont toujours la forme d’un cylindre, et sont de couleur rouge. En venant du large, il faut les laisser sur bâbord ou à gauche, c’est-à-dire qu’il faut passer à droite de la bouée. La nuit: les marques latérales bâbord sont surmontées d’un feu de couleur rouge.
Vert Tribord
Les bouées tribord ont toujours la forme d’un cône, et sont de couleur verte En venant du large, il faut les laisser sur tribord ou à droite, c’est-à-dire qu’il faut passer à gauche de la bouée. La nuit: les marques latérales tribord sont surmontées d’un feu de couleur verte.
Balisage cardinal
Il est utilisé pour les îles, rochers, et dangers au large.
2. Balisage cardinal
Les marques cardinales se placent au Nord au Sud à l’Est ou à l’Ouest du danger. Les quadrants d’eaux saines se trouvent donc respectivement au Nord au Sud à l’Est et à l’Ouest de la marque. Ces marques se composent d’une bouée à rayures horizontales noires et jaunes, des voyants coniques et feux à scintillement blanc. Pour la couleur des bouées, il suffit de retenir que la pointe du cône est représentée par un bande horizontale noire et la base par une bande horizontale jaune. Pour les feux, c’est très simple, il suffit de placer sa montre sur le danger: le Nord est à midi (scintillements rapides continus); l’Est est à trois heures (groupe de trois scintillements rapides); le Sud est à six heures (groupe de six scintillements rapides suivis d’un éclat long) et l’Ouest à neuf heures (groupe de neuf scintillements rapides).
Moyen mnémotechnique pour retenir la forme des voyants
Les pointes d’une bouée Est ont la forme d’un E grec comme Est.
3. Voyant cardinal Est
Les pointes d’une bouée Ouest ont la forme d’un W allongé sur le coté comme West qui signifie Ouest en anglais.
4. Voyant cardinal Ouest
Les pointes en bas indiquent le Sud.
5. Voyant cardinal Sud
Les pointes en haut indiquent le Nord.
6. Voyant cardinal Nord
Marques de danger isolé
7. Marques de danger isolé
Marques d’eaux saines
8. Marques d’eaux saines
Marques spéciales
9. Marques spéciales
Conclusion
Nous avons fini les symboles présents sur une carte, mais nous n’avons pas la prétention de les avoir tous expliqués. Nous avons seulement parcouru l’ouvrage 1D qui doit être toujours à bord pour compléter nos connaissances.
Résumé Les feux des phares ou du balisage sont des aides à la navigation qui sont identifiés avec leurs caractéristiques: visibilité, période, couleur et portée.
Plan Les feux peuvent être identifiés de jour ou de nuit. Identification d’un feu de jour. Identification d’un feu de nuit par la visibilité des feux, leur période, leur couleur, leur période. Exemples.
Nous sommes aidés en navigation par les feux sur le balisage et sur la terre. Ces derniers sont très utiles la nuit. Par expérience personnelle, parfois il est plus facile de naviguer par des nuits claires. Quel merveilleux spectacle! Les côtes scintillant de tous les feux et éclairées par les phares sous une voûte céleste parsemée d’étoiles.
Les Feux page IP
Les feux, sur la carte marine, se trouvent aussi bien dans la partie terrestre (phares) que dans la partie maritime (balisage) de la carte. Ils sont indiqués, par une flamme couleur magenta, le point à la base de la flamme étant la position du feu.
Identification d’un feu, le jour, depuis la mer
Le livre des Feux et le breton (Almanach du marin breton) nous donnent une description sommaire du phare de Chausey (Tour carrée grise 19m) et ses coordonnées (longitude et latitude), ce qui permet de le distinguer des autres phares. De jour, la carte marine ne donne pas d’autre détail utile, sauf l’élévation du foyer au-dessus de la mer. Le niveau de référence est la PMVE ou PM de vive eaux coefficient 95.
Identification d’un feu, la nuit, depuis la mer
Elle est très difficile à l’approche d’un port qui fait partie d’une ville. Je connais le cas pour celle de Saint Hélier à Jersey ou du Marin à la Martinique. Il ne faut pas confondre les feux maritimes avec les autres feux: les phares des voitures ou les lumières de la côte… Nous l’identifions par:
par leur visibilité
leur période
leur couleur
et leur portée.
La visibilité des feux
Les feux visibles sur tout l’horizon, c’est-à-dire sur 360°. Aucun petit tiret ne part du point ou de l’étoile qui positionne le feu. Les feux à secteurs. Le feu change de couleur pour le navigateur qui se déplace autour de lui. Il est conseillé de naviguer dans un secteur blanc, les secteurs vert et rouge pouvant couvrir des problèmes. Sur la carte, les différents secteurs sont indiqués par de petits tirets partant du feu et leur couleur est indiquée par des lettres: G pour vert, W pour blanc, R pour rouge, etc. Les feux directionnels (Abr. Dir) un secteur très étroit, pour indiquer une direction.
Exemple entrée de Saint Malo: Feu postérieur La balue Dir fixe G intens 128-129,5 (à 7 600m d’antérieur) – 69m – 25M. Ce feu est directionnel par son intensité sur 1,5°.
La période des feux
La période est indiquée sous la forme d’un chiffre suivi d’un «s» minuscule. Exemple: 5s pour 5 secondes.
Un feu fixe (Abr F) est un feu dont la lumière est continue, uniforme et de couleur constante alors qu’un feu rythmé est un feu qui présente ses différents aspects par cycles réguliers. La période d’un feu rythmé est l’intervalle de temps au terme duquel recommence le même cycle.
Feu isophase (Abr. Iso) toutes les durées de lumière et d’obscurité sont égales.
Feu à occultation: la lumière est coupée par de courtes période d’obscurité. Abréviations: – Oc. à occultations simples. – Oc (2) à 2 occultations groupées.
Feu à éclats: durée totale de lumière plus courte que la durée d’obscurité. Celle-ci est coupée par des éclats lumineux. Abréviations: – FI (3) à 3 éclats groupés. – FI(2+ 1) à éclats diversement groupés( pour chenal préféré par exemple). – LFI à éclats longs.
Feu scintillant: les éclats se succèdent à une fréquence comprise entre 50 et 79 éclats par minute. Abréviations: – VQ (6 )feu à 6 scintillements rapides groupés. – IVQ feu scintillant rapide interrompu. – UQ feu scintillant ultra rapide (au moins 160 scintillements par minute).
La couleur des feux
Vi violet (violet).
R rouge (red).
Bu bleu (blue).
W blanc (white).
G vert (green).
Y jaune (yellow).
Or orange (orange)
Lorsque le feu est entièrement blanc, l’abréviation n’est pas indiquée.
La portée des feux
La portée est la plus grande distance à laquelle la lumière d’un feu est perçue. Elle dépend de l’intensité lumineuse du feu, de la visibilité météorologique, en tenant compte de la sphéricité de la terre. La portée est établie en fonction d’une atmosphère homogène. Elle figure, sur la carte marine, dans les caractéristiques d’un feu, par un chiffre suivi d’un « M » majuscule, chiffre exprimé en milles. Exemple: 20M pour 20 milles.
Position géographique des feux et des balises
Des débutants peuvent se poser cette question: Comment est représentée la position des feux et du balisage? C’est simple. Un rond blanc situe la position géographique, Pour les phares, un rond blanc au centre de l’étoile noire avec une langue violette pour la lumière. Pour les bouées, balises, un rond blanc à la base du symbole. Voir des exemples sur l’image 1 au dessous.
Exemples
1. Phare de Chausey
Phare de Chausey Pour le phare de Chausey, nous lisons Fl. 5s 39m23M sur la carte et sur le breton (Almanach du marin breton) Tour carrée grise 19 m corne à 80m au SE. Feu à 1 éclat toutes les 5 secondes, élévation du feu 39 mètres, portée 23 milles.
2. La crabière Est à l’entrée du sound de Chausey
Feu de la Crabière de Chausey Pour la crabière Est, nous lisons Oc. WRG. 4s5m9/6M sur la carte et sur le breton Oc. WRG4s079-W-291-G-329-W-355-R-079 et Pylône jaune et noir 11m. Feu à occultations toutes les 4 secondes hauteur 5 mètres et portée variable selon les couleurs 6 à 9 milles. Secteur blanc entre 329°et 355°, secteur étroit pour entrer dans le Sound à bâbord secteur rouge (79°) et à tribord secteur vert (291°). Il existe un autre secteur blanc entre 291° et 79°.
3. Le feu des épiettes à l’entrée du sound de Chausey
Feu des épiettes de Chausey Pour les épiettes, nous lisons Fl. G 2s3m5M sur la carte et sur le breton (Almanach du marin breton) Fl. G 2s 3m5M bouée latérale tribord – réflecteur radar. Feu à éclat vert toutes les 2 secondes, hauteur 3 mètres, portée 5 milles.
Après avoir recherché les caractéristiques du feu, vous cherchez sur la carte, dans le livre des feux ou dans le breton, le feu correspondant à vos observations. Jamais le contraire pour éviter les erreurs. En conclusion, quand la visibilité est bonne, la navigation de nuit est plus agréable que celle de jour car en faisant des relèvements sur ces amers très visibles, il est très facile de tenir votre estime et de vous situer. Ces abréviations proviennent de l’ouvrage 1D du Shom.
Résumé Sur la partie maritime des cartes, des symboles et abréviations codifient le danger des roches et épaves selon leurs profondeurs et natures.
Plan L’étude des roches et des épaves est un vaste sujet. Étude des différentes représentations des rochers. Différencier les roches pour éviter les dangers. Connaître les dangers des épaves pour les éviter.
Symboles et abréviations des cartes marines
Nous sommes aidés en navigation par le hydrographie, sujet vaste et diversifié. La maîtrise de l’hydrographie est un gage d’une bonne sécurité.
Quelques abréviations et symboles sur les profondeurs:
3. Généralités sur les sondes. Page II.
Chiffres en italiques, sondes en position réelle, au centre de gravité des chiffres. Premier chiffre= 12m le second = 9,7m. (les décimales sont plus petites en format "indice").
Chiffres entre parenthèses, sondes hors position. sonde le long d'un quai, roche isolée (12) et sonde océanique.
Profondeur minimale dans un passage resserré.
Pas trouvé le fond à la profondeur indiquée.
Chiffres en caractères droits, les sondes moins fiables.
Sondes déc ouvrantes ( au-dessus du zéro des cartes) Chiffres des mètres soulignés. + 5,40m au dessus du zéro.
4. Généralités sur les profondeurs. Page II.
Existence douteuse.
Sonde douteuse.
Signalé, mais non confirmé.
Signalé avec l'année, mais non confirmé.
Profondeur signalée, mais non confirmée (carte à petite échelle).
Lignes de niveau ou lignes de sonde page II
5. Lignes de niveau.
Couleur vert = estran.
2 souligné +2m.
Zéro laisse de basse mer.
Les différents bleus.
Puis les lignes de sonde supérieures à 10m.
Étude des différentes représentations des rochers. Page IK
Nous sommes arrivés à l’essentiel de l’étude d’une carte. Comment différencier les différents types de roches et savoir apprécier leur danger. Les images suivantes représentent la mer: 1. Vue de dessus correspondant aux cartes. 2. Coupe qui permet de découvrir les profondeurs.
6. Rochers qui ne couvrent jamais.
Image 6 Rocher ou îlot qui ne couvrent jamais, leur cote est rapportée au niveau de référence des altitudes (niveau moyen des marées). Ces roches sont de couleur bistre et sont entourées souvent par une zone verte (estran). Elles sont toujours visibles et donc peu dangereuses.
7. Rochers qui couvrent et découvrent dans l’estran.
Image 7 Sondes ou chiffre soulignés Roche qui couvre et découvre de couleur verte, couleur de l’estran, leur cote est rapportée au niveau de référence des sondes (zéro des cartes). Elles sont très dangereuses, parfois couvertes ou sous peu d’eau. Elles ont une cote d’estran, c’est-à-dire une sonde soulignée pour marquer qu’elles découvrent. Dans le cas d’un chiffre souligné, pour avoir la profondeur de l’eau, il faut retirer la valeur de la sonde à la hauteur de la marée. Si le caillou est petit, il est représenté par une étoile.
Notion importante. L’étoile représente une roche dangereuse qui couvre et découvre de profondeur connue. Le centre de l’étoile est la position réelle du rocher. L’étoile entourée de pointillés dans une zone bleue représente une roche qui couvre et découvre entourée de sondes inférieures à 5m. Souvent les hauteurs sont indiquées à côté entre parenthèses. Si la hauteur de la marée est égale par exemple à 6m, nous aurons pour 3,7 une profondeur de (6-3,7) 2,30m, pour 1,6 une profondeur de (6-1,6) 4,40m.
8. Rochers à fleurs d’eau.
Image 8 Roche à fleur d’eau, au niveau zéro. Rocher très dangereux qui peut découvrir par grandes marées ou être couvert de peu d’eau.
Notion importante. La croix avec quatre points dans chaque quadrant représente une roche à fleur d’eau, au niveau zéro, de profondeur inconnue. Si elle est située dans des fonds supérieurs à 5m, elle est entourée de bleu et de pointillés.
9. Rochers toujours submergés de profondeur inconnue.
Image 9: Roche dangereuse, toujours submergée, de profondeur inconnue.
Notion importante. La croix représente une roche dangereuse toujours submergée de profondeur inconnue. Rocher très dangereux dont nous ne connaissons pas la profondeur située entre 0 et 5m. Si elle est située en dehors de la zone de profondeur correspondante, elle est entourée de pointillés et d’une zone bleue.
10. Rochers toujours submergés de profondeur connue.
Image 10: Roche dangereuse, toujours submergée, de profondeur connue. La profondeur étant connue, il est facile d’évaluer la hauteur de l’eau.
La nature du fond page IJ
Sur la carte, les lettres majuscules correspondent à la nature du fond:
S
Sable
R
Roche
M
Vase
Wd
Herbes et algues
Sh
Coquilles
St
Pierres
G
Gravier
P
Cailloux
et les lettres minuscules à la qualité du fond:
so
Mou
h
Dur
Les épaves page IK
La représentation des épaves ressemble à celle des roches qui a été vue dans le détail précédemment. Définition du brassiage: Cote du point le plus haut par rapport au zéro hydrographique pour une épave.
Quelques exemples:
11. Les épaves page IK.
Épave, coque découverte, sur les cartes à grande échelle. Épave couleur bistre comme la terre et la cote est rapportée au niveau des altitudes. logique!!!! Danger important.
Épave couvrant et découvrant sur les cartes à grande échelle. Épave couleur verte comme l'estran. La cote est rapportée au niveau du zéro hydrographique. Elle est soulignée dont au dessus du zéro. Danger important.
Épave submergée de profondeur connue sur les cartes à grande échelle. Épave recouverte de 5,20 m d'eau plus la hauteur de la marée.
12. Les épaves page IK.
Épave submergée de profondeur inconnue sur les cartes à grande échelle. Épave recouverte entre 0 et 5m d'eau plus la hauteur de la marée.
Épave dont une partie de la coque ou des superstructures sont visibles à basse mer.
Épave dont le brassiage a été déterminée seulement par sondage.
Épave dont le brassiage connu a été contrôlé à la drague hydrographique ou par plongeur.
Épave supposée couverte de moins de 20 mètres d'eau et dont le brassiage est inconnu.
Épave supposée couverte de plus de 20 mètres d'eau et dont le brassiage est inconnu.
Épave dont le brassiage exact est inconnu, mais dont le brassiage estimé est supérieur à la profondeur indiquée.
Résumé Sur la partie maritime des cartes, des symboles et abréviations identifient la nature et la profondeur des fonds marins par les couleurs, les chiffres et les lignes.
Plan L’étude des profondeurs et des couleurs des fonds est un vaste sujet. Symboles et abréviations des cartes marines Les marées et courants. Niveaux de marées et niveaux de référence portés sur les cartes. Courants de marées portés sur certaines cartes.
L’étude des profondeurs sur les cartes marines: Les couleurs. Les chiffres pour les sondes. Les lettres pour la nature des fonds. Les lignes pour les lignes de sonde.
Les couleurs: La couleur blanche, celle des profondeurs. La couleur bleue, faibles profondeurs. La couleur verte, l’estran. La couleur bistre, la terre.
Symboles et abréviations des cartes marines
Nous sommes aidés en navigation par l’hydrographie ou l’étude des fonds, sujet vaste et diversifié. La maîtrise de l’hydrographie est un gage d’une bonne sécurité.
Les marées et courants page IH
Niveaux de marées et niveaux de référence portés sur les cartes. Page IH
Cette image explique tous les niveaux. Nous allons les étudier clairement et simplement. Ce schéma peut être considéré comme référence.
1. Schéma: niveaux de référence et marées
Il nous montre qu’il existe un nombre important de niveaux qui sont rappelés sur le cartouche des cartes.
PBMA le trait rouge inférieur: laisse de BM coefficient 120. Niveau Zéro des cartes. Limite inférieur de l’estran. PBMA.
PHMA le trait rouge supérieur: laisse de PM coefficient 120. Trait de côte. PHMA. La différence de hauteur entre ces deux traits correspond au marnage par coefficient 120.
NM le trait vert à gauche au milieu. Niveau moyen. Il est indiqué sur la carte Îles Chausey 7.50m, Brest 4.02 m. Il sert de référence pour la hauteur des foyers des phares et des tabliers des ponts au-dessus de la mer.
PMVE le trait vert. Niveau de la PM par coefficient 95. Niveau de référence des altitudes terrestres sur les cartes.
Courants de marées portés sur certaines cartes
2. Courants de marée page IH
Cette flèche représente la direction du flot dont la vitesse maximale est exprimée en N (ici 3 N).
Cette flèche représente la direction du jusant dont la vitesse maximale est exprimée en N (ici 2,8 N).
Courant général dans des eaux resserrées.
Remous, turbulence, raz (correspondant à des mers difficiles ou dangereuses à certaines périodes de la marée.
Tourbillons.
Position des données de courant de marée tabulée (voir explications dans chapitre des courants).
Les Profondeurs II
4bis. Carte 7136 îles de Chausey
Nous abordons l’étude des profondeurs sur les cartes marines.
Partie très importante
Elles sont indiquées de quatre manières: 1. Les couleurs. 2. Les chiffres pour les sondes. 3. Les lettres pour la nature des fonds. 4. Les lignes pour les lignes de sonde. Si nous regardons la carte 7134 (image 4bis), nous pouvons remarquer que La couleur blanche domine.
La couleur blanche. Celle des profondeurs
La couleur blanche correspond aux zones où la mer est profonde et ne découvre jamais. Profondeurs supérieures à 10m ou à 20m. Navigation sans problème.
4A. Schéma des fonds. flèche rouge à droite.
Toutes les images suivantes représentent la mer: 1. Partie supérieure. Vue de dessus correspondant aux cartes. 2. Partie inférieure. Coupe qui permet de découvrir les profondeurs.
Image 4A: Sondes ou lignes non soulignées. La flèche rouge est à droite, dans une partie blanche ou les profondeurs sont supérieures à 10m. La profondeur est appelée sonde qui représente la hauteur entre le fond de la mer et le zéro des cartes. La croix, entourée de pointillés, représente un rocher dont la sonde est égale à 12,10m. Le chiffre n’est pas souligné. Pour avoir la profondeur de l’eau à un instant de la marée, il faut ajouter la hauteur de la marée à la valeur de la sonde.
Sur la partie inférieure: La bande bleue correspond aux sondes entre 5m et 0m. La bande verte est la marnage entre BM et PM coefficient 120. La couleur bistre est la terre. ZH est le niveau zéro ou BM par coef 120. PHMA est le niveau de la PM par coef 120.
Notion importante
La croix entourée de pointillés représente une roche dangereuse toujours submergée de profondeur connue (12 1) 12, 10m. Le centre de la croix est la position réelle du rocher qui n’est pas en fait un danger pour nous (tirant d’eau faible 2m). Nous retrouvons les mêmes couleurs.
Sur la partie supérieure: La ligne des sondes de 5m est notée. La ligne avec le « 0 » le niveau zéro, entre le bleu et le vert. La ligne entre le vert (estran) et le bistre est le trait de côte ou laisse de PM coef 120. La couleur bistre est la terre.
4B. Schéma des fonds. flèche rouge plus à gauche.
Les pointillés sont une ligne de danger qui attire l’attention du navigateur. Les lignes de sonde relient les fonds de 5 mètres, 10 mètres, 20 mètres, etc. La ligne de sonde des 20 mètres est bordée de bleu. Sur notre image, nous n’avons que les lignes de 10 et 20m.
Image 4B: La flèche rouge plus à gauche sur un rocher. Nous sommes dans une partie blanche ou les profondeurs sont supérieures à 10m. Mais nous découvrons une même croix dans une zone bleue entourée de pointillés. La croix entourée de pointillé représente une roche dangereuse toujours submergée de profondeur connue (4 8). La couleur bleue signifie que la sonde est inférieure aux 5m.
4C. Schéma des fonds. flèche rouge sur la zone bleue.
Le centre de la croix est la position réelle du rocher qui n’est pas en fait un danger pour nous (tirant d’eau faible 2m). Si nous naviguons au-dessus, la profondeur sera de 4,80m plus la hauteur de la marée, le chiffre n’étant pas souligné.
Image 4C: La flèche rouge sur la partie bleue où les profondeurs varient de 5m et 0m.
La couleur bleue. Faibles profondeurs
4d. Schéma des fonds. flèche rouge sur la zone verte.
Dés que nous l’atteignons, la vigilance est au rendez vous. Elle varie de teintes selon la profondeur. Les sondes vont de 5 à 0m. Le bleu foncé pour les faibles profondeurs, bleu clair pour des profondeurs plus importantes. Attention, l’emploi des couleurs varie un peu en fonction de l’échelle des cartes.
Image 4D: La flèche rouge sur la zone verte ou l’estran.
La couleur verte. L’estran
Maintenant nous avons atteint le zéro des cartes, Ce niveau est appelé laisse de basse mer. Cette ligne de sonde (zéro) est la limite entre le bleu et le vert qui représente la zone de l’estran, partie située entre la laisse de pleine mer (trait de cote) et la laisse de basse mer, niveau atteint à la basse mer aux plus grandes mers. L’estran est représenté la couleur verte, mélange de bistre et de bleu.
4e. Schéma des fonds. flèche rouge sur la zone bistre.
C’est la zone de tous les dangers, elle est couverte et découverte par la marée. C’est la zone ou les pécheurs à pied traquent le crabe. Dans cet estran, si les dangers couvrent et découvrent, ils ont une cote d’estran, c’est-à-dire une sonde soulignée pour marquer qu’ils découvrent. Le niveau de référence de ces sondes est le zéro des cartes ou le zéro hydrographique qui correspond aux plus basses mers astronomiques. Dans le cas du chiffre souligné, pour avoir la profondeur de l’eau, il faut retirer la valeur de la sonde à la hauteur de la marée. Si les dangers (roches, bancs de sable…. ) sont toujours émergés, ils sont de couleur bistre et ont une cote d’altitude. Dans un schéma suivant, nous reviendrons sur les rochers dans l’estran.
Image 4E: La flèche rouge sur la zone bistre ou la terre.
La couleur bistre. La terre.
Elle représente la terre ferme. Nous sommes sur la plage de sable fin ou sur des rochers. Le trait de cote est la séparation entre la mer et la terre, pour les cotes à marées c’est la laisse des plus hautes mers, les points du rivage atteints par les plus grandes marées, la ligne qui sépare le bistre (jaune brun) et le vert, l’estran. Les altitudes sont exprimées en mètres et rapportées au niveau moyen de la mer (NM) ou niveau de la mi marée. Nous avons quitté le monde de la mer et nous sommes devenus des terriens en randonnée. Il faut utiliser les cartes IGN.
Résumé Sur la partie terrestre des cartes, des symboles et abréviations identifient les paysages et les amers: détails naturels et les constructions artificielles visibles de la mer.
Plan Symboles et abréviations des cartes marines. Topographies naturelle et artificielle. Détails naturels. Topographies naturelles et artificielles. Détails artificiels. Amers. Ports.
Une grande partie de ce chapitre sur les cartes correspond à l’ouvrage 1D édition N°3 2002 du SHOM. Nous avons emprunté des images pour expliquer clairement. Cet ouvrage doit être à bord pour le consulter en cas de doute ou d’oubli. Les lettres correspondent à celles des pages de l’ouvrage. Par exemple les détails naturels font partie des pages IC.
1. Topographies naturelles et artificielles IC à IG
Cette partie est divisée en 4:
Topographie naturelle
Topographie artificielle
Amers
Ports
1.1. Topographie naturelle IC
Quelques exemples les plus intéressants:
01.04.01
2. Pages IC trait de côte
Côte parfaitement connue (dans tous les cas un trait de côte plein symbolise une côte connue).
Côte insuffisamment connue (à considérer avec grande prudence).
Monticules (ces hachures symbolisent un relief ou une élévation du sol).
3. Pages IC trait de côte
Côte basse.
Rivage de sable.
Rivage de galets ou de cailloux.
Dunes.
4. Pages IC Relief
Courbes de niveaux avec sommet coté (elles symbolisent un relief avec un sommet coté).
Sommets cotés.
Courbes de niveau approximatives avec altitude approchée.
1.2. Topographie artificielle ID
Les pages ID correspondent aux symboles des agglomérations, bâtiments, routes, voies ferrées, aérodromes et autres constructions. C’est de la topographie terrestre qui n’est pas notre souci parce qu’elle est peu visible de la mer. Si vous ne connaissez pas le symbole, vous cherchez la signification dans l’ouvrage 1D.
1.3. Amers IE
Cette topographie est visible du large. Ce sont les amers ou repères caractéristiques et visibles de la mer. Quand vous les aurez bien reconnus et situés sur les cartes, vous pourrez faire des relèvements dessus. Des exemples intéressants:
5. Pages IE (amers)
Exemples d'amers.
Exemples d'amers remarquables.
Croquis d'amers (en position).
Croquis, vues (hors position).
Altitude d'un édifice au dessus du niveau des référence des altitudes.
Hauteur d'un édifice au dessus du sol.
6. Pages IE (amers)
Tour.
Château d'eau, réservoir d'eau sur une tour.
Cheminée.
Torchère (à terre).
Monument.
Moulin à vent.
Moulin à vent, en ruine, sans ailes.
Éolienne (à venir, beaucoup en projet en Manche).
7. Pages IE (amers)
Mât de pavillon.
Mât radio, mât de télévision.
Tour radio, tour de télévision, pylône.
Mât radar, Tour radar, Antenne radar, Dôme radar.
Antenne à réfecteur.
Réservoirs, citernes.
Silo.
1.4. Ports IF
Ports. Quelques exemples les plus intéressants.
8. Pages IF (Ports)
Cale de halage, slip, rampe.
Cale de halage, slip, rampe.
Gril de carénage.
Cale sèche, bassin de radoub.
Dock flottant.
Bassin à flot.
Bassin à marée, port à marée.
9. Pages IF (Ports)
Môle(avec possibilité d'amarrage).
Quai.
Appontement, jetée.
Appontement touristique.
Ponton.
Zone de débarquement pour petits navires.
Débarcadère avec escalier.
Maintenant la topographie est finie, nous allons nous commencer la partie la plus intéressante et importante: l’hydrographie ou l’étude des fonds.
1. Couverture de la carte 9999 celle du permis hauturier
Résumé Les cartes marines apportent aux navigateurs de multiples renseignements, mais sa lecture peut être déroutante par le nombre important des informations, par les couleurs, les chiffres, les signes, abréviations et symboles. Après un apprentissage, le navigateur doit être capable de les déchiffrer sans difficulté. Maintenant, je trouve les nouvelles cartes plus faciles à lire avec l’apparition des couleurs et à manipuler à cause de leur nouveau format, celles du SHOM.
Plan Nous abordons l’étude d’une carte marine: 1. Par sa couverture 2. Par le dos de la carte 3. La carte elle-même et en particulier 7 zones. Nous verrons en détail: – Le calcul de la déclinaison. – Les systèmes géodésiques. – Le tableau des courants.
Étude d’une carte marine
2. Couverture de la carte 7134L
Nous avons utilisé comme modèle, la carte 7134, les « îles Chausey » aux normes internationales tirage à jour 2003 et la carte 9999 utilisée pour présenter le permis hauturier et pour apprendre la navigation.
1. La couverture
Elle présente des informations générales:
son titre (bleu) en haut à gauche: îles Chausey,
son numéro (rouge) et lettre en haut à droite: 7134L,
son échelle (bleu) au-dessous: 1/15 000,
son format,
dans un cercle rouge, la situation de la carte dans sa région.
2. Le dos de la carte
Au dos de la carte, des informations ont été imprimées. Elles reprennent l’ouvrage 1D sur les symboles, abréviations et termes utilisés sur les cartes marines qui sont aux normes internationales. Il est primordial d’en connaître les plus courantes et utilisées. Les pages suivantes de ce chapitre étudient une partie des abréviations et symboles.
3. La carte 9999 dépliée
3. Les zones intéressantes de la carte 9999 et des autres
Maintenant nous utilisons la carte 9999 pour découvrir toutes les informations.
Les couleurs. Elles sont au nombre de six:
Blanc pour la mer (cette couleur domine).
Bleu pour la mer.
Vert pour l’estran.
Bistre pour la terre.
Magenta pour les données cartographiques.
Noir pour le texte et cadre.
Nous étudierons la signification des couleurs dans le chapitre de l’hydrographie.
La carte et ses renseignements
Sur l’image 3, nous avons entouré les différentes zones qui comportent des informations pour la navigation:
Rectangles rouges N°1 ⇒ Le numéro de la carte 9999.
Rectangles rouges N°2 ⇒ Les roses de compas qui indiquent la déclinaison (D). Vous trouverez les explications sur la déclinaison au chapitre 3 page 3 Déclinaison, déviation et variation.
Rectangle vert N°3 ⇒ Le système géodésique.
Rectangle rouge N°4 ⇒ Des tableaux des courants de marée se rapportant à des points désignés sur la carte par des lettres rouges dans un losange rouge.
Rectangle vert N°5 ⇒ Le cartouche de la carte.
Rectangle rouge N°6 ⇒ L’éditeur et la date.
Rectangle rouge N°7 ⇒ Les dates des corrections de la carte.
Rectangle vert N°8 ⇒ Position sur la carte du point B pour lequel des tableaux indiquent la direction et la vitesse des courants en fonction de la marée.
Rectangles rouges N°1
Le numéro de la carte 9999.
4. Rectangles rouges N°1: numéro de la carte
Rectangles rouges N°2 (détermination de la déclinaison D)
5. Carré rouge N°2: la rose du compas, la déclinaison
La déclinaison magnétique est la différence angulaire entre le Nord vrai (référence de nos cartes) et la direction du Nord magnétique. Le Nord magnétique se situe dans les Territoires du Nord canadien à environ 1800 km du Nord vrai (géographique) et change continuellement de position géographique. Ainsi, vu de France, le Nord magnétique est à l’ouest du nord vrai. La déclinaison est parfaitement connue et elle est représentée sur les cartes marines par une petite flèche ou une rose des vents qui indique sa valeur à une date donnée ainsi que sa variation annuelle. Image Carré rouge N°2.
Dans notre exemple: Sur la rose des vents, nous lisons ceci: 3°35’ W 2000 (8’E). En 2000, D = -3°35′ (car W) et variation +8′ (car E). Il est donc indispensable de tenir compte de cette diminution pour connaître D à la date de la navigation. Toutes les explications sur les calculs à la page 3 chapitre 3.
Variation de la déclinaison sur la surface terrestre
Carte des isogones
La déclinaison varie en fonction du lieu de navigation. Les différences sont très importantes (voir l’image qui représente les isogones, les lignes reliant, sur une carte, les points de même déclinaison magnétique). Dans l’ouest de la France, elle est faible, mais dans d’autres lieux, il faut en tenir compte, sinon le cap compas est faux. En 2011, pour Quiberon, D= -2 et pour un point en Atlantique 35° N 060° W Est Bermudes, D= -16,43°. Pour les navigateurs autour du monde, cette variation de la déclinaison doit être prise en compte.
Rectangle vert N°3. Le système géodésique ou datum géodésique
7. Rectangle vert N°3: système géodésique ou datum
Ed 50 signifie European Datum 1950. Il représente le système géodésique ou datum utilisé en Europe entre 1950 et 1984, année d’adoption du WGS84. Tous les points de la carte ont été déterminés par rapport au système géodésique ED50.
Notions de positionnement sur une carte marine
Il existe deux systèmes de positionnement, le relatif ou l’absolu.
Positionnement relatif
Lorsqu’un navigateur reporte un point sur une carte à partir de relèvements optiques (point par 3 relèvements) ou de distances mesurées au radar, il se positionne en relatif par rapport à la côte et n’a donc pas à se soucier du système géodésique utilisé sur la carte (notions du SHOM).
Positionnement absolu
Lorsqu’un navigateur reporte un point sur une carte à partir de coordonnées géographiques ou géodésiques, le GPS donne à tout moment la position du navire rapportée à un système géodésique (latitude et longitude). Les pays ont mis de nombreuses années pour adopter le même système. Il existe donc des centaines de systèmes géodésiques utilisés dans le monde. Un système géodésique valable mondialement a été mis au point: l’ellipsoïde WGS 84 (World Geodesic System of 1984). En France depuis 1950, les cartes marines du SHOM ont été construites dans le système ED 50 (European 1950). Il est donc important de vérifier l’adéquation (concordance) entre le système géodésique du GPS et celui de la carte que l’on utilise. Les cartes de nos côtes métropolitaines postérieures à 1960 sont rapportées au système géodésique européen ED 50. L’écart horizontal moyen entre le WGS 84 et le ED 50 est de 150m. Pour les cartes plus anciennes, publiées dans des systèmes géodésiques locaux, cet écart peut atteindre 200m3 En Guadeloupe, le système géodésique des cartes du SHOM est l’IGN 51 dont l’écart par rapport au WGS 84 est de l’ordre de 500m. L’écart entre le système géodésique des cartes de la Réunion (IGN 47) et le WGS 84 est de l’ordre de 1500m.
En pratique pour la carte 9999
Le problème est simple: ED50 signifie que tous les points de la carte ont été déterminés par rapport au système géodésique ED50. Si le navigateur détermine ses points avec un GPS, ce dernier utilise le système WGS 84. Il faudra qu’il corrige la latitude et la longitude avant de les reporter sur la carte. Les corrections à utiliser sont indiquées dans le cartouche de cette carte.
Nous lisons: Positionnement par satellite: les positions obtenues au moyen de système de navigation par satellite rapportées au système géodésique mondial (WGS) doivent être corrigées de 0,06’ vers le Nord et de 0,08’ vers l’Est pour être en accord avec cette carte. Signification: Votre GPS en WGS 84 fournit des coordonnées géographiques qui doivent être corrigées avant d’être reportées sur la carte en ED50.
Pour les latitudes, la correction est de 0,06’ vers le Nord. Dans notre cas, latitude N et correction N, nous ajoutons la correction. LatitudeED50 = LatitudeWGS84 + correction Latitude LatitudeED50 = LatitudeWGS84 + 0,060′
Pour les longitudes, la correction est de 0,08’ vers l’Est. Dans notre cas, longitude W et correction E, nous retirons la correction. LongitudeED50 = LongitudeWGS84 + correction Longitude LongitudeED50 = LongitudeWGS84 – 0,080′
Exemple: Si le GPS donne 47°19,76’ N et 003°02,78’ W, la correction est la suivante: Latitude à reporter = 47°19,76’ + 0, 06′ = 47°19,82’ N. Longitude à reporter = 003°02,78’ – 0,08’= 003°02,70’ W. La correction provoque un déplacement du point dans le 40° (NE) d’une longueur de 148,16 m.
Conclusion: prudence
Avant le report des points du GPS, il faut connaître le système géodésique de la carte. Il est indiqué sur la carte et sur le cartouche.
Des écarts lourds de conséquences: Le GPS donne à tout moment la position du navire rapportée au système géodésique mondial WGS 84. Pour le moment, très peu de cartes se réfèrent à ce système. Or l’écart entre le système géodésique auquel est rapportée une carte et le système WGS 84 peut être considérable.
La marge de sécurité à prendre: la règle du pouce
Le navigateur prend une marge de sécurité horizontale qui consiste à passer à une distance suffisante des dangers immergés. Il tracera, chaque fois que possible, sa route de façon à passer à plus d’un pouce des dangers immergés, à l’échelle de la carte dont il se sert. Cette règle est un peu sévère à mon goût. Sur la carte 9999, la largeur du pouce est 0,70 milles, l’imprécision entre les deux systèmes géodésiques est bien inférieure à la marge de sécurité due à la règle du pouce. Le navigateur sera en mesure de profiter pleinement et lucidement de la précision du GPS pour construire sa route.
Rectangle rouge N°5. Le cartouche
8. Carré vert N°5: Cartouche de la carte 9999
Le cartouche est la partie de la carte sur laquelle nous trouvons de précieuses informations qui doivent être lues avant l’utilisation:
Les écussons du SHOM et autres: SHOM.
La zone dans laquelle se situe la carte: Côte ouest de France.
Le titre de la carte: de Quiberon au Croisic.
L’échelle et la latitude médiane: 1:50 000 47°30’ N. L’échelle d’une carte ou d’un plan correspond à la multiplication qu’il faut opérer pour arriver à la grandeur réelle. Exemple: une échelle de 1:50 000 = 1 cm sur la carte correspond à 50 000 cm ou 500 mètres sur le terrain.
Niveau de référence des sondes: sur nos cartes, il correspond au zéro, le niveau de Basse Mer d’une marée de coef 120.
Niveau de référence des altitudes: sur nos cartes, niveau de mi marée. Le niveau de la mi marée, 3,0m au-dessus du zéro. Les altitudes sont les hauteurs sur la terre ferme. La hauteur de la lanterne d’un phare est mesuré à partir de ce niveau.
Positions géographiques: (système géodésique) ED 50.
Positionnement par satellites WGS84: corrections à effectuer.
Système de balisage: Région A (rouge à bâbord).
Système de projection utilisé: sur nos cartes système de projection de Mercator. Origine des mesures et relevés utilisés pour dresser cette carte.
Cartes marines papier
Appellations et usages
Gammes d'échelles indicatives
Types de navigation
Routiers et planisphères
1 : 5 000 000 à 1 : 15 000 000
Vue d'ensemble
Cartes océaniques
1 : 1 500 000 à 1 : 4 000 000
Cartes de traversée
1 : 800 000 à 1 : 1 150 000
Générale
Cartes d'atterrissages
1 : 300 000 à 1 : 600 000
Cartes de cabotage
1 : 100 000 à 1 : 250 000
Côtière
Cartes de pilotage hauturier (navigation locale, approche des ports et passages délicats)
1 : 30 000 à 1 : 90 000
Approches
Cartes de pilotage côtier (ports, mouillages, chenaux
1 : 5 000 à 1 : 25 000
Portuaire
Amarrage
Quelques exemples
Carte océanique N° 6561
Route du rhum
1:7 620 000
Carte de traversée N° 7211
Golfe de Gascogne
1:987 900
Carte de cabotage N°7068
Quiberon –Sables
1:162 400
Carte de pilotage N° 7141
Baie de Quiberon
1:20 000
Carte de port N°7107
La Trinité-Sur-Mer
1:10 000
Rectangle rouge N°6
9. Rectangle rouge N 6: édition de la carte
L’éditeur de la carte, la date de publication et divers renseignements.
Rectangle rouge N°7
10. Rectangle rouge N°7: les corrections de la carte
Les corrections successives avec les années et leurs numéros. Cette zone permet de savoir si la carte achetée n’est pas obsolète.
Rectangle rouge N°4 et le rectangle vert N°8. Les courants
11. Rectangle rouge N°4: Le tableau des courants
12. Carré vert N°8: Les points de courants
Sur le carré vert N°8, la flèche rouge montre la lettre B couleur bistre dans un losange de la même couleur. Le rectangle N°4 montre les tableaux des courants de marée se rapportant à des points désignés sur la carte. Pour ces 8 points répartis sur la carte (de A à H), nous connaissons la direction et la vitesse des courants en fonction de l’heure de la marée.
Résumé Les fournisseurs de cartes dont le SHOM mettent à la disposition des navigateurs des cartes différentes par leurs types et catégories.
Plan Les types de cartes. Les catégories de cartes. Le SHOM. Le choix des cartes avant une croisière.
Le principal fournisseur des cartes marines en France est le SHOM ou Le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine qui propose deux types de cartes.
Types de cartes
1. La carte 7134L « Chausey »
La carte L, imprimée sur un papier résistant mieux à l’humidité offre une plus grande longévité, au format A4. Elle remplace les anciennes cartes P. Elles sont déclinées en trois « séries » caractérisées par leur couleur suivant la gamme d’échelles:
Pilotage côtier, de l’ordre du 1:20 000 bandeau jaune.
Pilotage hauturier, de l’ordre du 1:50 000 bandeau rouge.
Cabotage, traversée, de l’ordre du 1:150 000 et au-delà bandeau vert.
Le verso de la carte L, identique quelle que soit la région couverte et la gamme d’échelles, est utilisé pour reproduire les extraits de l’ouvrage 1D, « Symboles et abréviations figurant sur les cartes marines françaises« , jugés les plus utiles pour exploiter correctement la carte. Des extraits de l’ouvrage « Naviguer en sécurité » y sont également reproduits. La carte G représentant la nature des fonds, est faite pour les pêcheurs. Il faut différencier deux mots: échelle et format. L’échelle est un rapport entre une distance sur le terrain et la représentation de cette distance sur la carte. Le format représente la taille de la carte. Le SHOM propose les cartes imprimées sur papier qui se plient au format A4 (21*29,7 cm).
Plusieurs catégories
Nous trouvons plusieurs catégories de cartes marines, selon leur échelle:
Les cartes océaniques des grandes traversées Traversée de l’atlantique, Route du rhum N°6561. Échelle 1:7 620 000.
Les cartes d’atterrissage La Manche N°7040. Échelle 1:560 000.
Les cartes de navigation côtière Des Héaux-de-Bréhat au Cap Lévi N°6966. Échelle 1:155 508. De Saint Agnes Head à Dodman Point – Isles of Scilly N°6967. Échelle 1:153 539. La pointe du Grouin à la pointe d’Agon N°7156. Échelle 1:48 800.
Les cartes de détail de navigation côtière à grande échelle Les abords de Granville N°7341. Échelle 1:15 000. Les îles Scilly N°6745. Échelle 1:25 000.
Choix des cartes
Exemple. Si nous désirons faire une croisière de Granville vers les îles Scilly. Quelles cartes choisir?
Pour sortir de Granville la 7341.
Pour passer à l’est de Chausey, la 7156.
Pour naviguer entre les îles anglo-normandes la 6966.
Pour traverser la Manche la 7040.
Pour atterrir sur la pointe sud de l’Angleterre et les îles Scilly la 6967.
Pour entrer et naviguer dans les îles la 6745.
Ce n’est pas tout. A bord, vous devez posséder toutes les cartes de navigation côtière pour faire escale sur l’une des îles ou sur les côtes bretonnes ou anglaises en cas de tempête imprévisible, état de santé grave ou pour débarquer un équipier invivable.
Le S.H.O.M.
Le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (Administration qui établit les cartes marines françaises et aussi beaucoup d’autres documents nautiques comme l’Annuaire des marées, les Livres des Feux, les Instructions Nautiques, etc.). Établissement Principal du S.H.O.M., 13 rue du Chatelier, BP 426, 29275 Brest Cedex.
Le catalogue des ouvrages est disponible au salon de Paris ou sur le site: http://www.shom.fr
Résumé La structure de la carte marine est la projection Mercator du globe terrestre. Elle permet de connaître notre position par les coordonnées géographiques (latitude et longitude) et de mesurer les distances.
Plan Étude de la carte marine. Globe terrestre. Projection Mercator. Coordonnées géographiques d’un point: latitude et longitude. Eléments d’une carte. Latitude, longitude et mesure d’une distance.
Introduction
Si vous avez l’intention de sortir du port, soit en tournant le démarreur de votre bateau à moteur, soit en hissant les voiles, vous devez connaître à tout moment votre position, sinon vous finirez votre croisière sur un rocher. Sur une carte, notre position est déterminée par les coordonnées géographiques du point: latitude et longitude.
Comment mesurer les distances en mer ? Un peu de théorie pour faciliter la pratique. Elle sera succincte.
Définitions: globe terrestre, projection Mercator
1. Le globe terrestre
Le globe terrestre est une sphère aplatie aux pôles. Pôle Nord en haut et pôle Sud en bas, mais pour faciliter la représentation de la Terre, sa surface est projetée sur une surface plane, la carte. Elle doit être rigoureuse pour satisfaire aux exigences de la navigation:
reporter la position du bateau par ses coordonnées géographiques.
reporter la route du bateau à cap constant sous forme d’une droite.
La projection utilisée en mer est celle dite de Mercator. Elle permet de dessiner sans déformation importante les régions du globe dont la latitude est inférieure à 60°. Par contre, grosse difficulté: la longueur de la minute de latitude est variable selon la latitude. Les arcs de cercle sont représentés par des lignes droites. Nous sommes obligés de prendre des précautions pour mesurer les distances. L’axe des pôles est une ligne droite verticale qui passe par ces derniers et qui est l’axe de rotation de la Terre. L’équateur est un cercle imaginaire dont le rayon est au centre de la Terre et perpendiculaire à l’axe des pôles. Il divise la Terre en deux hémisphères: le Nord et le Sud.
Les parallèles
Les parallèles sont des cercles imaginaires, horizontaux et parallèles à l’équateur. Leur longueur varie pour s’annuler aux deux pôles. Le parallèle de l’équateur est le parallèle origine des latitudes.
Les méridiens
Les méridiens sont des des cercles imaginaires à la surface de la Terre, verticaux et qui passent par les deux pôles. Ils sont perpendiculaires à l’équateur et aux parallèles. Ils ont la même longueur. Le méridien origine des longitudes est celui qui passe par la ville de Greenwich en Angleterre.
Coordonnées géographiques d’un point = latitude et longitude
En un point quelconque de la surface terrestre passent un parallèle et un méridien. La position géographique d’un point est définie avec précision si l’on identifie son parallèle et son méridien par rapport au parallèle origine et au méridien origine, donc sa position se détermine par ses coordonnées: latitude et longitude.
La latitude
2. La latitude
La latitude (L) d’un point de la surface terrestre est l’angle formé par le rayon terrestre passant par ce point (parallèles) et le plan de l’équateur. Elle se compte de 0° pour l’équateur à 90° pour les pôles, en partant de l’équateur vers le Nord ou le Sud. La latitude du pôle Nord est 90° Nord et celle du pôle Sud est 90° Sud. La latitude est mesurée en degrés (un degré = 1/360ème de cercle), une minute (1/60ème de degré) et dixièmes de minutes (1/10ème de minute) ou centièmes de minutes (1/100ème de minute). 60 minutes ou 60’ = 1 degré ou 1°. Elle est exprimée de 0 à 90° et dite Nord N ou Sud S suivant que le point considéré est situé dans l’hémisphère Nord ou dans l’hémisphère Sud. Les latitudes s’écrivent avec deux chiffres avant le °.
Parallèles ⇒ latitude ⇒ L ⇒ 0° 90° (N ou S). La latitude de Paris est: L = 48°51’N.
La longitude
3. La longitude
La longitude (G) d’un point de la surface terrestre est l’angle formé par les plans passant par ce point et le méridien de Greenwich et l’axe central du globe terrestre. Elle est mesurée en degrés (un degré = 1/360 ème de cercle), une minute (1/60 ème de degré) et dixièmes de minutes (1/10 ème de minute) ou centièmes de minutes 1/100 ème de minute. (60 minutes ou 60’ = 1 degré ou 1°) Elle se compte de 0 à 180° et est dite EST (E) ou OUEST (W) suivant que le point considéré est situé à l’Est ou à l’Ouest du méridien de référence de Greenwich. Les longitudes s’inscrivent avec trois chiffres avant le symbole° pour les différencier des latitudes qui s’écrivent avec deux chiffres avant le °.
Méridiens ⇒ longitude ⇒ G ⇒ 0° 180° (E ou W).
Étude des cartes. Précaution pour les distances
Cette transposition du globe terrestre sur une carte est faite pour faciliter le travail du navigateur, mais les arcs de cercle sont représentés par des lignes droites. Le mille marin n’est pas représenté par la même longueur sur la carte, en haut et en bas de celle-ci. Pour cette raison il faut mesurer les distances sur l’échelle des latitudes à la même latitude.
Parallèles et latitude
6. Parallèles et latitude
Sur une carte marine, les parallèles (qui sont parallèles à l’équateur) sont représentés par des lignes horizontales rouges sur l’image N°6, parallèles entre elles. Ces lignes sont repérées, à gauche et à droite de la carte marine, sur l’échelle des latitudes. En agrandissant la carte N°6, nous voyons à droite sur l’échelle la valeur des latitudes. Nous sommes dans l’hémisphère Nord, les latitudes sont Nord. Cette carte va de 47°35,70’ N en haut à 47°15,50′ N en bas. Nous avons tracé 47°25′ N et 47°20′ N. La distance (5′ de latitude) qui sépare ces deux lignes représente une distance de 5 milles. Les minutes sont alternativement claires et foncées et elles sont divisées en dixièmes.
Méridiens et longitude
5. Méridiens et longitude
Les méridiens (qui sont perpendiculaires à l’équateur) sont représentés par des lignes verticales vertes sur l’image N°5, parallèles entre elles. Ces lignes sont repérées, en haut et en bas de la carte marine, sur l’échelle des longitudes. En agrandissant la carte N°5, nous découvrons les deux méridiens 003°00’ W et 003°05’ W qui sont Ouest parce que le méridien de Greenwich est à droite ou à l’est de cette carte. Cette image 5 et les 6 et 7 vont de 003°10,00’ W à gauche à 002°57,80’ W à droite. La carte 9999 va de 003°10,00’ W à gauche à 002°26,30’ W à droite.
En résumé, les coordonnées d’un point se présentent sous la forme suivante: Latitude: L = 47°21,35’ N. Longitude: G = 003°10,35′ W (un exemple sera expliqué sur une carte).
Mesure des distances
7. Mesure des distances
En mer, les distances sont mesurées en Milles. Le Mille marin ou mille nautique représente un arc de méridien de 1 minute. Un méridien n’étant pas un cercle parfait, on a choisi de mesurer le mille marin avec le périmètre moyen de la terre qui vaut 40 000 km à 360°x60′ = 21 600′ ⇒ 1′ vaut 40 000km/21 600 = 1,852 km ou 1852 mètres. Pour mesurer les distances, nous utilisons la longueur d’un arc de méridien d’1 minute sur la même latitude. Le Nœud est l’unité de vitesse en mer, équivalent à un mille à l’heure. Sur l’image N°7, la distance entre les latitudes 47°20’ N et 47°21’ N (minute en couleur claire) représente un mille, comme la distance entre les latitudes 47°21’ N et 47°22’ N (minute en couleur foncée). Le mille est divisé en 10 dixièmes. La flèche rouge donne la latitude 47°20,75’ N. Il est facile d’être plus précis et nous pouvons lire la latitude 47°20,76’ N. Si nous mesurons une distance, la différence est égale à 18,52 m.
Arrondis
Les latitudes et les longitudes sont exprimées au demi dixième de minute près, c’est-à-dire 47°20,70′, 47°20,75′ ou 47°20,80′. Les distances sont exprimées au demi dixième de mille prés 1,45 milles ou 1,40 milles.
Exercices sur les notions expliquées sur cette page.
Des exercices sur la carte 9999 et leurs corrigés sont proposés ici.
La navigation ordinaire et l’obtention du permis hauturier exigent des connaissances sur la carte marine:
La structure de la carte marine est la projection Mercator du globe terrestre. Elle permet de connaître notre position par les coordonnées géographiques: longitude et latitude, et de mesurer les distances.
Les fournisseurs de cartes dont le SHOM mettent à la disposition des navigateurs des cartes différentes par leurs types et catégories.
La présentation des cartes apporte aux navigateurs différents renseignements sur la couverture, le cartouche, les nombreux tableaux et le dos des cartes.
Sur la partie terrestre des cartes, des symboles et abréviations identifient les paysages et les amers: détails naturels et constructions artificielles visibles de la mer.
Sur la partie maritime des cartes, des symboles et abréviations identifient la nature et la profondeur des fonds marins par les couleurs, les chiffres et les lignes.
D’autres codifient le danger des roches et épaves selon leurs profondeurs et natures.
Les feux des phares ou du balisage sont des aides à la navigation qui sont identifiés avec leurs caractéristiques: visibilité, période, couleur et portée.
Les balisages sont des aides à la navigation: le balisage latéral, le balisage cardinal, les marques de danger isolé, les marques d’eaux saines.
Étude de la carte marine. Globe terrestre. Projection Mercator. Coordonnées géographiques d’un point. Longitude et Latitude. Éléments d’une carte. Latitude, Longitude et mesure d’une distance.
1. Par sa couverture. 2. Par le dos de la carte. 3. La carte elle-même et en particulier 7 zones. Nous verrons en détail: Le calcul de la déclinaison. Les systèmes géodésiques et le tableau des courants.
L’étude des profondeurs avec leurs couleurs. Les couleurs, les lettres pour la nature des fonds et les lignes pour les lignes de sonde. Les couleurs: – blanche, celle des profondeurs. – bleue, faibles profondeurs. – verte, l’estran. – bistre, la terre.
Les feux peuvent être identifiés de jour ou de nuit. Identification d’un feu de jour. Identification d’un feu de nuit par la visibilité des feux, leur période, leur couleur.
Le thème du présent exercice est la mise à jour de la carte SHOM.
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